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Menace jihadiste en Suisse: les deux Syriens arrêtés repérés à cause d'un pneu crevé

Deux Syriens soupçonnés d'être en lien avec un groupe jihadiste ont été arrêtés vendredi en Suisse.

Deux Syriens soupçonnés d'être en lien avec un groupe jihadiste ont été arrêtés vendredi en Suisse. - Richard Juilliart - AFP

Les deux Syriens, interpellés vendredi en Suisse dans le cadre de l'alerte contre une menace jihadiste, ont été repérés grâce à une panne de voiture, selon la presse locale.

Les deux Syriens ont été arrêtés vendredi alors qu'ils changeaient le pneu de leur voiture. Les deux hommes, qui sont en détention provisoire ont en effet crevé le pneu de leur voiture sur une route menant à Genève, et leur voiture était stationnée sur le bas-côté, écrit le journal Le Matin Dimanche. 

La veille, ils avaient dormi dans un hôtel proche de la frontière franco-genevoise, selon Le Matin Dimanche. Le Ministère public de la Confédération suisse a ouvert une enquête à leur encontre pour "soupçons de fabrication, dissimulation et transport d'explosifs".

La police a en effet trouvé dans le coffre de la voiture des traces d'explosifs. Ces deux personnes ont été interpellées vendredi pendant un contrôle de la gendarmerie alertée par "leur comportement" et "leur nationalité", avait expliqué samedi le procureur général du canton de Genève Olivier Jornot, sans donner davantage de précisions.

Soupçonnés de liens avec un groupe jihadiste

Les autorités suisses soupçonnent aussi les deux hommes, qui ne parlent pas français, d'appartenir au groupe Etat islamique ou à Al-Qaïda. Ces deux personnes n'ont cependant aucun lien a priori avec les personnes recherchées activement depuis mercredi dernier à Genève en raison de leurs liens supposés avec le groupe Etat islamique, et dont les photos floutées ont été diffusées par la police, tandis qu'une photo les montrant la barbe non taillée, assis en rang, l'index en l'air, et le visage flouté a été reproduite par certains médias.

Le canton de Genève a déclenché mercredi le niveau 3 (sur 5) d'alerte, après avoir reçu des informations sur une menace terroriste. Les Syriens ont dit à la justice avoir récemment acheté leur voiture, dont les numéros d'immatriculation n'ont pas été révélés. Ils assurent également être entrés sur le territoire suisse le jour de leur interpellation.

la rédaction avec AFP