BFMTV

Séisme en Italie: 293 bâtiments historiques abimés ou détruits

Le village d'Amatrice le 25 août 2016.

Le village d'Amatrice le 25 août 2016. - Filippo Monteforte - AFP

Le séisme, qui a frappé mercredi le centre de l'Italie et a fait au moins 250 morts, selon un dernier bilan, a endommagé ou détruit 293 bâtiments historiques, a annoncé jeudi le ministre de la Culture Dario Franceschini. La zone de l'épicentre, situé à quelque 150 km de Rome, abrite églises, palais et monuments construits au 13ème et 14ème siècle, dont une partie a été détériorée.

Il ne reste ainsi presque rien du centre historique d'Amatrice, commune classée parmi les "plus beaux villages d'Italie" par le ministère de la Culture depuis 2015. Amatrice, qui avait rejoint le royaume de Naples en 1265, était surnommé la "ville aux cent églises" aux divers styles, baroque ou renaissance. 

Son principal attrait architectural, la façade de la basilique San Francesco située à quelques mètres de l'hôtel de ville, s'est en partie écroulée. Sa rosace centrale a disparu et les peintures qui tapissaient la nef ont été endommagées. L'église San'Agostini construite en 1428, située à la périphérie d'Amatrice, a été entièrement détruite.

La basilique San Benedetto de la ville de Norcia, très proche de l'épicentre, a subi quelques dommages mais l'ensemble des constructions a bien résisté aux secousses. Selon la présidente de la région d'Ombrie, Catiuscia Marini, cela s'explique par la "bonne reconstruction" de la ville après les séismes de 1979 et 1997. Plus loin de l'épicentre ont été recensés plusieurs monuments de premier plan légèrement endommagés, comme le dôme d'Urbino qui s'est fissuré. 

Le ministre italien de la culture Dario Franceschini a ouvert mercredi une cellule de crise et déployé les "casques bleus de la culture", une unité spéciale de carabiniers chargée de l'inventaire et la restauration des biens culturels altérés. Le Conseil de l'Ordre des architectes a également fait savoir que les architectes italiens se tenaient "prêts intervenir et à mettre leurs compétences à disposition dans les zones touchées par le séisme", dès que la Protection civile en fera la demande.

V.R. avec AFP