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Le nouveau dérapage de Silvio Berlusconi

Silvio Berlusconi a commis une nouvelle gaffe samedi.

Silvio Berlusconi a commis une nouvelle gaffe samedi. - -

VIDEO - "Pour les Allemands, les camps de concentration n'ont jamais existé": Silvio Berlusconi a commis une nouvelle gaffe samedi en voulant s'en prendre au socialiste Martin Schulz, sa bête noire et candidat à la présidence de la Commission européenne.

Plusieurs responsables politiques allemands ont fait part dimanche de leur indignation à l'encontre de l'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, qui a déclaré que "pour les Allemands, les camps de concentrations n'ont jamais existé".

Silvio Berlusconi a commis cette nouvelle gaffe samedi en voulant s'en prendre au socialiste Martin Schulz, sa bête noire et candidat à la présidence de la Commission européenne. L'ex-chef du gouvernement italien rappelait devant des militants une scène datant de 2003 où il avait été contesté au parlement européen et où, en réponse, il avait conseillé à Martin Schulz, à l'époque député, de prendre le rôle du "kapo" (gardien en chef) dans les films sur les camps de concentration nazis.

"Je ne voulais pas l'insulter, mais ça avait fait scandale, parce que pour les Allemands, les camps de concentration n'ont jamais existé. Ceux de Katyn (camp soviétique où furent massacrés des milliers de Polonais, ndlr) oui, mais les (camps) allemands non", a lancé Silvio Berlusconi.

Des propos "méprisables" et "innommables"

Les propos de Silvio Berlusconi ont été immédiatement dénoncés par le président du Parti des socialistes européens (PSE) Sergueï Stanichev, qui les a qualifiés de "méprisables".

Ralf Stegner, membre de la direction du parti social-démocrate allemand (SPD), partenaire de coalition des conservateurs de la chancelière Angela Merkel, a appelé les dirigeants du PPE (Parti populaire européen), dont est membre Forza Italia, la formation de centre droit de Sivio Berlusconi, à condamner ces propos.

De son côté, la ministre allemande de la famille Manuela Schwesig a immédiatement réagi samedi via son compte Twitter, jugeant "innommables" les propos de Silvio Berlusconi et y voyant une attaque contre Martin Schulz et tous les Allemands.

K. L avec AFP