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Costa Concordia: deux ans après, le commandant de retour sur l'épave

Le paquebot Costa Concordia échoué sur l'île italienne du Giglio avant le début des opérations de démantèlement.

Le paquebot Costa Concordia échoué sur l'île italienne du Giglio avant le début des opérations de démantèlement. - -

Francesco Schettino, le commandant du Costa Concordia, le navire de croisière qui s'est échoué début 2012 sur l'île italienne du Giglio, s'est rendu jeudi sur les lieux de l'accident pour visiter l'épave. Une première depuis l'accident.

"Je veux montrer que je suis un gentilhomme, pas un trouillard". Agacé après la visite de l'épave du Costa Concordia, son navire, Francesco Schettino s'est exprimé par ces quelques mots sur le petit port du Giglio. Il a ainsi tenu à clarifier devant à la presse son ressenti face à son retour sur les lieux d'un drame dont il est tenu pour le principal responsable. Les médias italiens qui surnomment Schettino "le capitaine poltron" avaient assuré un peu plus tôt dans la journée qu'ils l'avaient vu pleurer en découvrant la carcasse du navire.

Son retour sur l'épave n'a été rendu possible que par la justice. L'ex-commandant a en effet été autorisé à assister à une deuxième visite d'experts sur le navire. Une inspection visant à examiner le générateur de secours du bateau ainsi que l'un des ascenseurs. A cette occasion, Francesco Schettino est revenu pour la première fois sur l'île depuis le naufrage de son paquebot le 13 janvier 2012. Un naufrage qui avait fait 32 morts. Interrogé sur sa présence, le marin a justifié être allé sur le navire "pour donner sa contribution technique de commandant aux experts".

L'ex-commandant se retrouve seul sur le banc des accusés

Pour rappel, Francesco Schettino est toujours poursuivi par la justice italienne pour homicides multiples par imprudence, abandon de navire et dégâts causés à l'environnement.

Dans le procès qui se déroule à Grosseto, en Toscane, le commandant se retrouve désormais seul sur le banc des accusés. Ses cinq coaccusés, dont l'officier de bord, le timonier et le directeur de l'unité de crise de Costa Croisières, ont tous été condamnés à des peines de moins de trois ans de prison, dans le cadre d'une procédure de "pattegiamento", qui permet un accord à l'amiable entre la justice et les accusés. Une procédure qui a été refusée au commandant Schettino.

L'homme, arrivé au Giglio en lunettes noires et blouson de cuir estime qu'il "y en a qui ont pactisé alors que moi j'assume et j'assisterai au procès". Quant au sort du nvaire, il souhaite que "l'épave soit enlevée le plus rapidement possible pour qu'enfin il y ait une reprise de l'activité touristique du Giglio".

A. M. avec AFP