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Après la Catalogne, la Lombardie et la Vénitie votent pour davantage d'autonomie

La Lombardie et la Vénitie votent pour plus d'autonomie.

La Lombardie et la Vénitie votent pour plus d'autonomie. - Miguel Medina - AFP

La Lombardie et la Vénitie organisent dimanche un référendum pour réclamer davantage d'autonomie à Rome. Un scrutin qui prend une teinte particulière après le vote de la Catalogne.

Le scrutin n'est que consultatif, mais il sera observé de près: ce dimanche, les habitants de la Lombardie et la Vénitie sont invités à participer à un référendum pour réclamer plus d'autonomie. Un scrutin forcément particulier, après le résultat de celui sur la Catalogne. Les sondages donnent une nette avance au oui, mais la vraie inconnue reste la participation.

Ces deux régions parmi les plus riches d'Italie représentent 30% du PIB du pays. Elles figurent aussi parmi les plus "vertueuses" en terme d'endettement, de dépenses publiques par habitant et du fonctionnement du système de santé.

Un référendum prévu par la Constitution

Elles présentent à elles deux un solde fiscal - différence entre ce que les habitants versent comme taxes et impôts et reçoivent comme dépenses publiques - de quelque 70 milliards d'euros. Une somme colossale dont les présidents des régions Lombardie, Roberto Maroni, et Vénétie, Luca Zaia, membres de la Ligue du Nord (extrême droite), entendent réclamer la moitié à Rome si les électeurs sont assez nombreux à voter oui. Ils estiment en effet que cet argent est mal utilisé par Rome et pourrait l'être de manière beaucoup plus efficace, y compris via des partenariats entre régions.

Ils comptent aussi obtenir des compétences supplémentaires dans les infrastructures, la santé ou encore l'éducation, et même des pouvoirs réservés à l'Etat en matière de sécurité et d'immigration, thèmes chers à la Ligue mais qui nécessiteraient une modification de la Constitution.

Contrairement à la Catalogne, ce référendum consultatif est prévu par la Constitution italienne.

En Vénétie, la participation doit dépasser les 50% pour que le scrutin soit valide. Les habitants de cette région, où l'identité est forte et le tissu économique composé de multiples petites entreprises, semblent mobilisés. En Lombardie, en revanche, le scrutin ne passionne guère, même si Milan est couverte d'affiches. Aucun quorum n'est prévu: le président de Lombardie Roberto Maroni assure qu'une participation supérieure à 34% serait un succès, mais ses adversaires du Parti démocrate jugent qu'en dessous de 50%, le scrutin sera un "flop".

A. K. avec AFP