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Géorgie: une Française toujours retenue pour possession de Dafalgan

Le Dafalgan codéiné est autorisé en France mais encadré dans certains pays.

Le Dafalgan codéiné est autorisé en France mais encadré dans certains pays. - -

Les deux jeunes femmes ont été arrêtées pour possession de Dafalgan codéiné, un antalgique tout à fait légal en France mais interdit en Géorgie. L'une d'elle a finalement pu regagner la Turquie après avoir été retenue neuf jours.

Les deux Françaises arrêtées en Géorgie pour possession de Dafalgan codéiné ont été libérées dans l'attente d'un procès. Jeudi soir, l'une d'elle a pu regagner la Turquie, tandis que les autorités géorgiennes retenaient toujours son amie dans le pays. Toutes deux ont dû débourser plusieurs milliers d'euros, précise le frère de l'une d'elles.

Outre des frais de justice qui "doivent avoisiner les mille euros", "on leur a transmis un RIB sur lequel elles devaient virer un montant de 2.500 euros", indique ainsi Oguzhan Gulec. Une somme qui, selon lui, "correspond soit à une caution, soit à une amende. On ne sait pas exactement".

Les deux femmes étaient accusées de "détention de stupéfiants". Le Dafaldan codéiné, antalgique soumis à prescription médicale en France, contient un opiacé, la codéine. En Géorgie, ex-république soviétique du Caucase, ce médicament est interdit.

"Le cauchemar est terminé"

Arzu Bilici, une mère de famille de 41 ans originaire du Bas-Rhin, a regagné la Turquie dans la nuit de jeudi à vendredi. "Le cauchemar est terminé", a-t-elle témoigné par téléphone. "Elle n'a qu'une hâte: abréger ses vacances et rentrer en France", indiquait de son côté son frère.

L'autre Française, Hatice Kaynar, âgée de 36 ans et qui réside à Angers, restait quant à elle retenue en Géorgie dans l'attente de son procès. "C'était très dur de la quitter hier soir", a témoigné Arzu Bilici. "Ca a été des larmes pour elle comme pour moi."

Mathilde Tournier et avec AFP