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Retrouvailles émouvantes dix ans après les attentats de Londres

Gill Hicks a perdu ses deux jambes lors des attentats de Londres en juillet 2005. Alors qu'elle participait mardi à une commémoration œcuménique, le policier qui lui a sauvé la vie il y a dix ans est venu à sa rencontre. Des retrouvailles impromptues et émouvantes.

Le 7 juillet 2005, quatre kamikazes ayant grandi au Royaume-Uni se faisaient exploser dans les transports en commun londoniens. Gill Hicks a été la dernière personne à être retirée vivante de l’amas de tôles des attentats dans le métro londonien. Après avoir perdu 75% de son sang, elle a par miracle survécu, grâce aux efforts désespérés des secouristes, des médecins et des policiers pour lui sauver la vie. Et notamment du policier Andrew Maxwell.

Alors qu'elle participait mardi à une commémoration œcuménique, Andrew Maxwell est justement venu à sa rencontre. Quand il a appris qu'elle se rendrait à cette marche en l'honneur des 52 personnes mortes dans les attentats, il a décidé de lui faire une surprise.

Leurs retrouvailles étaient aussi impromptues qu'émouvantes.

Gill Hicks a perdu ses deux jambes lors des attentats de Londres en juillet 2005. Depuis dix ans, elle a quitté son travail dans le design pour se consacrer à la lutte contre l'extrémisme. "Il faut faire beaucoup plus pour la prévention", explique-t-elle au Huffington Post. "Qui peut choisir de partir dans un camp en Syrie quand il a chez lui tout ce dont il a besoin? C'est un grand saut, et nous devons nous efforcer de comprendre ce processus."

Une minute de silence mardi

Les commémorations se sont poursuivies à Hyde Park, mardi dans le coeur de Londres, avec le dépôt de plusieurs couronnes de fleurs devant le mémorial des attentats. Les deux premières ont été placées par le Premier ministre David Cameron et le maire de Londres Boris Johnson.

Un service religieux s'est tenu en milieu de journée dans la cathédrale de Saint-Paul, en présence de familles des victimes et rescapés ainsi que de David Cameron et de Tony Blair, Premier ministre à l'époque.

Une minute de silence a été observée dans l'ensemble du pays à 11h30, marquée notamment par l'arrêt des bus à Londres.

Le jeudi 7 juillet 2005, à 08h50, trois islamistes britanniques avaient déclenché leurs bombes en l'espace de 50 secondes dans trois rames de métro. Un quatrième avait fait de même à 09h47, dans un autobus.

Outre les 52 morts, l'attaque avait fait 700 blessés. Le mentor du commando, Mohammed Sidique Khan, un Britannique d'origine pakistanaise, entendait "venger" ses "frères et sœurs musulmans" victimes à ses yeux d'"atrocités".

K. L.