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Le Guardian publie une série de "mails secrets" du couple Assad

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Le quotidien britannique The Guardian publie ce mercredi des mails présentés comme écrits ou reçus par Bachar al-Assad puis récupérés par des opposants, et censés établir que le président syrien a "été conseillé par l'Iran" dans la répression de la contestation.

Sur son site internet, le journal reconnaît qu'"il est impossible d'écarter totalement la possibilité de faux" parmi ces 3.000 mails mais précise avoir procédé à des vérifications qui le portent à croire à leur authenticité. Selon le Guardian, ces courriels ont été envoyés ou reçus par le président syrien Bachar al-Assad et par sa femme Asma entre fin mars 2011 et février 2012 avant de tomber dans les mains d'une "source dans l'opposition syrienne".

Ces mails montrent selon le journal que le président syrien a reçu des conseils de la part de l'Iran ou de personnes liées à ce pays. Ils suggèrent une offre d'exil de la part du Qatar faite au couple présidentiel syrien, et illustrent le train de vie luxueux de ce dernier.

Dans l'un des mails, un homme présenté comme le conseiller en communication de Bachar al-Assad fait des recommandations avant un discours en décembre dernier, et indique que ses conseils se fondent sur des "consultations avec un grand nombre de personnes", notamment "le conseiller politique de l'ambassadeur iranien". Il conseille d'utiliser un "langage puissant et violent", de montrer qu'il apprécie le soutien des "pays amis", et estime que le régime devrait "divulguer davantage d'informations concernant (ses) capacités militaires" pour décourager les opposants.

Un autre message, censé émaner de Khaled al-Ahmed, présenté comme le conseiller de Bachar al-Assad pour les opérations dans les villes rebelles de Homs et Idlib, incite le président à "renforcer sa politique sécuritaire pour restaurer le contrôle et l'autorité de l'Etat". Le conseiller avertirait aussi le président syrien que des journalistes européens "sont entrés dans la zone en traversant la frontière libanaise illégalement".