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EN DIRECT - Crash A320: le copilote avait-il des problèmes de vue?

Roland Wolff, le chef des enquêteurs allemands et son homologue français, Jean-Pierre Michel.

Roland Wolff, le chef des enquêteurs allemands et son homologue français, Jean-Pierre Michel. - Sascha Schuermann - AFP

Les révélations sur le passé tourmenté d'Andreas Lubitz se multiplient. Le jeune copilote avait caché qu'il était en arrêt maladie le jour du crash. Samedi, son ancienne petite amie révèle dans la presse allemande les pensées morbides qu'il lui avait confié.

>> L'ESSENTIEL

La piste d'un acte prémédité commence à se préciser après la découverte d'arrêts maladie détaillés et déchirés au domicile du copilote, courant le jour du crash de l'A320 dans les Alpes française avec à son bord 150 personnes.

Le procureur de Düsseldorf a précisé qu'Andreas Lubitz "avait caché sa maladie à son employeur" et était suivait un traitement.

  • De nombreuses compagnies aériennes, dont Corsair, la Lufthansa ou Air France, ont annoncé vendredi qu'elles allaient imposer la règle des deux membres d'équipage en permanence dans le cockpit.
  • Ce direct est terminé >> Le point sur l'état de santé d'Andreas Lubitz

21h20 - Les Français ont toujours confiance en l'avion

La confiance des Français n'a pas été altérée par le crash de l'A320, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, réalisé après l'accident. Le train redevient néanmoins le moyen de transport considéré comme le plus sûr: il est cité comme tel par 46% des personnes interrogées, devant l'avion, cité par 41% des sondés. C'est trois points de plus par rapport à un même sondage paru en 2014/

20h30 - La vue de Lubitz avait baissé de 30%

Selon Le Figaro, le dossier judiciaire allemand d'Andreas Lubitz, transmis aux enquêteurs français, fait état de problèmes de vue, comme l'affirmait plus tôt le New York Times. Sa vue aurait même baissé d'environ 30%, selon le quotidien français. La question désormais est de savoir si ce problème visuel était la cause de sa dépression, ou une conséquence psychosomatique.

19h00 - Deux personnes dans le cockpit: prématuré?

Le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) juge prématuré d'imposer la présence en permanence de deux personnes, dont au moins un pilote, dans le cockpit des avions. C'est pourtant ce que préconise l'Agence européenne de la sécurité aérienne depuis vendredi. Une décision prise "dans la précipitation, sans attendre un diagnostic suffisamment complet de l'accident", estime le SNPL.

17h15 - Des médicaments retrouvés chez Lubitz

Le quotidien allemand Die Welt révèle que de nombreux médicaments ont été retrouvés au domicile d'Andreas Lubitz à Düsseldorf. Il s'agissait de médicaments traitant des troubles psychiques, le pilote souffrant de "maladie psychosomatique", selon le quotidien. Die Welt ajoute que le jeune homme était sévèrement dépressif, et a consulté plusieurs psychiatres et neurologues.

16h45 - Des troubles de la vue?

Selon le New York Times, qui cite deux enquêteurs, Andreas Lubitz souffrait de troubles de la vue qui auraient pu l'empêcher de piloter. Les autorités n'excluent pas que ces troubles soient d'origine psychosomatiques, ajoute le quotidien américain.

15h35 - Le père du copilote "effondré"

Bernard Bartolini, le maire de Prads-Haute-Bléone a rencontré jeudi la famille du copilote à l'origine du crash de l'A320. Le père du copilote "effondré, complètement abattu (...) porte sur son dos toute la responsabilité de ce drame", a déclaré le maire de Prads-Haute-Bléone sur BFMTV. "C'est un homme dont la vie est brisé".

15h - La deuxième boîte noire toujours manquante

L'un des objectifs des opérations de recherche est de retrouver la deuxième boîte noire de l'appareil. Il s'agit du Flight Data Recorder (FDR) qui enregistre les paramètres de l'avion.

13h55 - La "personnalité" du copilote n'est pas la seule hypothèse

"L'enquête progresse", assure le sous-directeur de la police judiciaire de la direction générale de la gendarmerie, saluant le travail de la police allemande. Toutefois, il note que certains "éléments techniques" manquent encore pour déterminer toutes les causes qui ont menées au drame. Assurant que les enquêteurs ne fermaient aucune porte, Jean-Pierre Michel explique que la "personnalité" du copilote est "une piste sérieuse" mais ne composait pas la seule hypothèse. "Nous n'avons pas le droit d'écarter les autres hypothèses, y compris l'hypothèse technique", poursuit-il.

Il a ajouté qu'à ce stade de l'enquête, il n'y avait toujours "pas d'élément particulier" dans la vie du copilote, comme une rupture amoureuse ou un problème professionnel, qui pourrait expliquer un geste volontaire pour détruire l'avion.

13h45 - "Notre rôle est d'apporter des réponses aux familles des victimes"

Jean-Pierre Michel, le chef des enquêteurs français a confirmé que leur rôle est de savoir pourquoi l'avion s'est écrasé dans ces conditions. "Notre rôle est d'apporter des réponses aux familles des victimes", assure le sous-directeur de la police judiciaire de la gendarmerie, présent à Düsseldorf aux côtés de deux enquêteurs de la gendarmerie des transports aériens.

13h30 - "On va travailler en totale transparence avec les enquêteurs allemands"

Trois enquêteurs français sont en Allemagne depuis vendredi pour apporter leur aide aux enquêteurs allemands. "Nous travaillons en totale transparence avec les enquêteurs allemands", assure le général Jean-Pierre Michel. "Ce travail va consister à mettre en relation les éléments que nous avons pu recueillir directement sur les lieux du crash et sur les éléments du vol et les confronter aux éléments qu'auraient pu recueillir nos homologues allemands", a déclaré sur BFMTV, le chef des enquêteurs français, qui assure que 500 personnes enquêtent actuellement sur les lieux du crash en France.

13h20 - Andreas Lubitz "obsédé" par les Alpes

Le jeune copilote connaissait très bien le secteur où l'avion de la Germanwings s'est écrasé, croit savoir Le Parisien - Aujourd'hui-en-France. Selon un membre du club d'aviation à Montabaur où Andreas Lubitz a été formé, ce dernier avait déjà survolé les Alpes et planeur et notamment la zone où le drame s'est déroulé.

13h - La une du Spiegel rend hommage aux 149 victimes

Der Spiegel, l'hebdomadaire allemand, rend hommage aux 149 victimes dans son édition. Sur sa une, sobre mais puissante, on peut y voir une photo de hublot d'avion avec inscrit "Ausgeliefert ein pilot, 149 opfer" ("A sa merci. Un pilote, 149 victimes")

12h15 - Les conditions météo perturbent les recherches

Les recherches des corps des victimes ont repris un peu plus tard samedi en raison d'une météo trop favorable. "Avec ce soleil, la lumière rasante est aveuglante pour les pilotes. On attend qu'il se lève un peu", a ainsi explique le lieutenant-colonel Xavier Vialenc, le porte-parole de la gendarmerie.

12h - Les secouristes poursuivent les recherches

Chaque jour, une quarantaine de personnes, gendarmes et secouristes, s'activent autour des lieux du crash de l'avion de la Germanwings à la recherche des corps des victimes. Dans ce cas, seul l'ADN va pouvoir être utile aux enquêteurs pour identifier les passagers du vol Barcelone-Düsseldorf.

11h30 - Une centaine de participants à la messe de soutien à Digne

L'évêque de Digne-les-Bains a lu un message du pape François qui apporte tout son soutien aux familles des victimes devant une centaine de personnes rassemblées dans la cathédrale Notre-Dame-du-Bourg. A l'occasion de cette cérémonie, 150 bougies ont été allumées. "J'y pense tous les jours, a confié une habitante à BFMTV. C'est dur, c'est une façon d'être avec eux, de les aider."

11h - Une cérémonie nationale en hommage aux victimes organisée le 17 avril en Allemagne

Une cérémonie nationale de deuil à la mémoire des 150 victimes du crash de l'Airbus A320 de Germanwings est prévue le 17 avril en la cathédrale de Cologne. La chancelière allemande Angela Merkel, ainsi que le président Joachim Gauck, y participeront.

10h30 - La messe en hommage aux victimes à Digne-les-Bains débute

Une cérémonie religieuse a débuté samedi pour rendre hommage aux 150 victimes du crash. Elle est célébrée par l'évêque de Digne-les-Bains, Mgr Jean-Philippe Nault dans la cathédrale Notre-Dame-du-Bourg. De nombreux habitants sont présents. Ces derniers ont apporté un grand soutien aux familles des victimes venus sur les lieux du drame.

8h - Un seul examen psychologique à l'embauche des pilotes

Chaque année, les pilotes subissent une visite médicale. "On insiste sur la performance sensorielle, sur l'audition et ils ont un examen de médecine générale", détaille le professeur Henri Marotte, directeur de la Capacité de Médecine Aérospatiale de Paris. Concernant les examens psychologiques, ces derniers sont réalisés à l'embauche. "Au fur et à mesure de la carrière, il n'y en a plus et on sait que les individus peuvent évoluer", concède Gérard Feldzer, spécialiste aéronautique de BFMTV.

7h20 - L'ordinateur du copilote en cours d'analyse

Les enquêteurs allemands ont perquisitionné une nouvelle fois le domicile d'Andreas Lubitz à Düsseldorf vendredi soir. Arrivés vers 20 heures, les policiers sont repartis une heure plus tard en emportant qu'une grande enveloppe. Après la découverte des arrêts maladie dans les affaires du copilote, les enquêteurs se penchent désormais sur son ordinateur qui est encore en cours d'analyse à la recherche d'indice pour tenter de savoir si son acte était prémédité.

7h - L'ex-petite amie d'Andreas témoigne dans Bild

Une jeune hôtesse de l'air de 26 ans a raconté sa relation avec le copilote, soupçonné d'être responsable du crash de l'A320 de la Germanwings, avec qui elle a vécu pendant cinq mois. Elle décrit dans une interview au Bild un homme tourmenté qui se réveillait la nuit en criant "Nous tombons". Selon la jeune femme, il avait compris que son rêve de devenir pilote pouvait être compromis à cause de sa maladie et aurait déjà eu des pensé morbides. "Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système et tout le monde se souviendra de moi", aurait-il déclaré.

J.C.