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Des réfugiés offrent des fleurs à Berlin pour dénoncer les agressions de Cologne

Des réfugiés ont distribué des fleurs devant la gare de Berlin dimanche pour remercier les Allemands de leur accueil.

Des réfugiés ont distribué des fleurs devant la gare de Berlin dimanche pour remercier les Allemands de leur accueil. - Capture Berliner Morgenpost

A Berlin, des réfugiés ont distribué des fleurs aux femmes pour marquer leur différence après des centaines d’agressions sexuelles commises par des réfugiés à Cologne le 31 décembre.

Devant la gare de Berlin, les quelques réfugiés réunis tiennent des bouquets de fleurs. Avec le sourire, ils arrêtent les passantes et leur offrent des tulipes. D’autres tiennent des affiches colorées avec des messages de remerciement. "Merci à l’Allemagne" ou encore "vous êtes comme nos mères, nos filles et sœurs".

Ce groupe de réfugiés, filmés par le Berliner Morgenpost dimanche, souhaitait délivrer un message de tolérance mais surtout condamner les agressions survenues à Cologne la nuit du nouvel an. Le parquet de la ville a recensé 561 plaintes dont 40% pour agressions sexuelles. Des faits attribués à des hommes presque exclusivement d’origine étrangère et parmi eux des réfugiés.

"Nous sommes très reconnaissants"

Les réfugiés réunis devant la gare de Berlin veulent se démarquer et craignent que les incidents ne nuisent à leur image. "Aujourd’hui nous voulons distribuer des fleurs pour exprimer de l’amour et du respect pour les gens, pour les femmes", indique l’un d’eux en anglais.

"Comment peut-on faire quelque chose comme ça? s’interroge un autre réfugié. Nous sommes 1,1 million ici et l’Allemagne est le seul pays qui nous aide. On ne peut pas assez remercier les Allemands, les Allemandes. Nous sommes très reconnaissants."

Il tient à montrer que les réfugiés n'ont rien à voir avec cette vague d'agressions. "Ce sont seulement quelques individus, la majorité sont des gens biens, des gens aimants et qui respectent toutes les femmes".

Après les agressions de Cologne, Angela Merkel a annoncé le week-end dernier un durcissement du régime d'expulsion des demandeurs d'asile ou réfugiés condamnés en justice. 

C. B