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États-Unis - Iran: nouvelles menaces contre des bases américaines, l'UE appelle à "la désescalade"

Des manifestants irakiens brûlent un drapeau américain à Bassora, le 30 décembre 2019.

Des manifestants irakiens brûlent un drapeau américain à Bassora, le 30 décembre 2019. - HUSSEIN FALEH / AFP

Samedi soir, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a souligné auprès de son homologue iranien "le besoin de faire preuve de retenue". En parallèle, de nouvelles attaques ont ciblé des bases américaines en Irak.

Ce samedi soir, l'appel à la "désescalade" lancé par l'Union Européenne (U.E) envers l'Iran et les États-Unis ne semble pas avoir eu beaucoup d'écho. Tandis que la faction pro-Iran la plus radicale en Irak a proféré de nouvelles menaces contres des bases américaines, deux attaques ont visé la Zone verte de Bagdad et une base aérienne irakienne abritant des soldats américains. BFMTV.com fait le point sur la situation, moins de 48 heures après la mort du général iranien Qassem Soleimani dans une attaque américaine à Bagdad.

  • La Zone verte de Bagdad visée par une attaque

Deux obus de mortier se sont abattus quasi-simultanément dans la soirée sur l'ultrasécurisée Zone verte de Bagdad, où siègent l'ambassade américaine et une base aérienne irakienne abritant des soldats américains.

Dans le même temps, à moins d'une centaine de kilomètres plus au nord, deux roquettes Katioucha se sont abattues sur la base aérienne de Balad, immense base irakienne qui accueille des soldats et des avions américains, ont indiqué des sources de sécurité sur place. Selon le commandement militaire irakien, il n'y a eu aucune victime dans les deux attaques.

  • De nouvelles menaces de groupes radicaux pro-Iran

Les brigades du Hezbollah, la faction pro-Iran la plus radicale du Hachd al-Chaabi irakien, ont appelé samedi soir les forces de sécurité irakiennes à s'éloigner "d'au moins 1000 mètres" de leurs bases abritant des soldats américains à compter de dimanche soir.

  • L'U.E appelle à la "retenue"

Lors d'un entretien dans la soirée avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a "souligné le besoin de désescalade". Lors de cette discussion "avec M. Zarif sur les récents développements", M. Borrell a souligné "le besoin de faire preuve de retenue et d'éviter toute nouvelle escalade", selon un tweet publié sur son compte Twitter.

Pendant cet entretien, il a été également "discuté de l'importance de préserver l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien qui reste crucial pour la sécurité mondiale". "Je suis engagé à jouer le rôle de coordinateur", a ajouté le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère. 

  • Des Américains manifestent contre "une guerre inconsciente"

En scandant "pas de guerre contre l'Iran" et "les USA hors du Proche-Orient", des manifestants se sont rassemblés à travers les États-Unis tout au long de la journée. Devant la Maison Blanche, ils étaient environ 200 à se rassembler à l'appel d'organisations de gauche.

À Washington (USA), une manifestation contre une guerre entre l'Iran et les États-Unis, le samedi 4 janvier 2020.
À Washington (USA), une manifestation contre une guerre entre l'Iran et les États-Unis, le samedi 4 janvier 2020. © Alex Edelman / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Derrière le mot d'ordre "Retrait des USA d'Irak maintenant! Et pas de guerre et de sanctions contre l'Iran!", elles avaient convoqué ces manifestations dans quelque 70 villes. Sur Times Square, à New York, les manifestants ont défilé en brandissant des panneaux appelant à ne pas entrer en "guerre contre l'Iran" et à retirer les troupes américaines d'Irak. 

"La guerre n'est pas une stratégie de réélection", pouvait-on lire sur un panneau.

Des rassemblements étaient également organisés à Chicago devant l'immeuble Trump Tower ou encore à Los Angeles. 

E.P avec AFP