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Erdogan s'en prend à l'Italie et s'attire les foudres de Renzi

"Dans ce pays, les juges suivent la loi et la Constitution italienne, pas le président turc" a répliqué le chef du gouvernement italien

"Dans ce pays, les juges suivent la loi et la Constitution italienne, pas le président turc" a répliqué le chef du gouvernement italien - Mercredi 10 Février 2016 - Tiziana Fabi - AFP

Recep Tayyip Erdogan s'est attiré les foudres du Premier ministre italien mardi 2 août, en priant les juges italiens de "s'occuper de la mafia" de laisser son fils, visé par une enquête, tranquille.

"Que les juges italiens s'occupent de la mafia et non de mon fils". Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a sommé mardi 2 août les juges italiens de s'occuper de la mafia plutôt que de son fils, ce qui n'a pas du tout plu au chef du gouvernement italien Matteo Renzi qui n'a pas hésité à répliquer dans un tweet lapidaire:

"Dans ce pays, les juges suivent la loi et la Constitution italienne, pas le président turc. Cela s'appelle 'l'Etat de droit'".

Bilal Erdogan, le fils aîné d'Erdogan, fait en effet l'objet d'une enquête ouverte en février par le parquet de Bologne à la suite d'une plainte déposée par un entrepreneur turc qui assurait que Bilal avait fui en Italie "avec une grosse somme d'argent" et une équipe de gardes du corps armés ayant utilisé des passeports diplomatiques.

Critiqué en Occident pour sa réponse au putsch raté, le président Erdogan a vivement dénoncé les accusations des dirigeants européens.