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Egypte: huit membres des forces de sécurité tués dans une attaque au Nord-Sinaï

Des soldats de l'armée égyptienne montent la garde devant l'hôpital d'Ismailia où ont été accueillis de nombreuses victimes de l'attentat perpétré contre une mosquée dans le nord du Sinaï, le 24 novembre 2017

Des soldats de l'armée égyptienne montent la garde devant l'hôpital d'Ismailia où ont été accueillis de nombreuses victimes de l'attentat perpétré contre une mosquée dans le nord du Sinaï, le 24 novembre 2017 - MOHAMED EL-SHAHED / AFP

Une attaque dans le Nord-Sinaï a causé la mort de huit membres des forces de sécurité égyptiennes. Cinq terroristes de la branche locale de Daesh auraient également trouvé la mort dans l'attaque.

Selon les autorités égyptiennes, huit membres des forces de sécurité égyptiennes ont été tués, ce mercredi, dans une attaque dans le Nord-Sinaï. Un premier bilan, de sources médicales et de sécurité, avait fait état d'au moins quatre morts.

L'attaque qui a eu lieu au début de la fête de l'Aïd al-Fitr qui marque la fin du ramadan a visé un barrage près d'Al-Arich, chef-lieu du Nord-Sinaï. 

"Des éléments terroristes ont ciblé un barrage de sécurité à l'ouest d'Al-Arich", chef-lieu du Nord-Sinaï, et "la fusillade a fait cinq morts parmi les terroristes et huit martyrs parmi les forces de police" a précisé un communiqué du ministère de l'Intérieur. 

Ce mercredi matin, elle avait été attribuée à une branche locale de Daesh, très actif dans la région, par le ministère de l'Intérieur avant d'être revendiquée par le groupe terroriste dans l'après-midi via son organe de propagande, Amaq.

L'agence de propagande a précisé que "des combattants" de Daesh avaient "lancé deux attaques simultanées contre deux barrages de la police dans la ville d'Al-Arich".

Daesh très présent dans le Sinaï depuis 2013

Le Nord-Sinaï, frontalier de la bande de Gaza, est une région défavorisée, essentiellement peuplée de familles bédouines et dont les relations avec le pouvoir central sont historiquement tendues.

Actifs depuis plusieurs années dans le Nord-Sinaï, les jihadistes sont passés d'attaques sporadiques à une véritable insurrection après la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

L'armée annonce régulièrement la mort de jihadistes présumés sans donner de détails. Selon les chiffres officiels, au total 650 jihadistes et une cinquantaine de militaires égyptiens auraient trouvé la mort depuis février 2018.

Aude Solente avec AFP