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Emmanuel Macron défend la vente d'armes à l'Egypte

La France vend-elle à l'Egypte des armes destinées au maintien de l'ordre? Non, a répondu Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse au Caire en dévoilant qu'une seule fois, en 2013, le gouvernement égyptien n'a pas respecté cette règle.

Lors d'un point presse au côté du Président égyptien, Abdel Fattah al Sissi, au Caire, Emmanuel Macron a rappelé le cadre dans lequel s'inscrit les ventes d'armes françaises à l'Egypte, notamment les blindés légers.

Pour le Président de la République, ces contrats ont été passés "dans le cadre des procédures prévues par la France à des finalités militaires". Ces armes ne sont pas destinées à être utilisées contre des civils.

"Défendre le territoire égyptien contre des ennemis venant de l'extérieur"

"Sur 200 interventions [de maintien de l'ordre, NDLR], à une reprise, en 2013, l'utilisation d'un tel blindé a été identifié. Elle a d'ailleurs donné lieu sous le mandat précédent à un échange et une clarification de la part des pouvoirs publics français", a indiqué Emmanuel Macron en rappelant que "l'utilisation de ces blindés est une utilisation militaire". 2013 est l'année de violents affrontements entre partisans et opposants du président Morsi, destitué en juillet cette même année.

Pour le Président Français, il n'y a aucune "ambiguïté possible" dans la nature des contrats d'armement entre la France et l'Egypte. "Il s'agit de protéger et défendre le territoire égyptien contre des ennemis venant de l'extérieur", a indiqué Emmanuel Macron.

Pascal Samama