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Crise au Venezuela: les Etats-Unis qualifient Nicolas Maduro de "dictateur" et le sanctionnent

Nicolas Maduro célèbre les résultats du scrutin.

Nicolas Maduro célèbre les résultats du scrutin. - RONALDO SCHEMIDT / AFP

Le secrétaire américain au Trésor a qualifié ce lundi le président vénézuélien de "dictateur méprisant la volonté du peuple". Les avoirs que Nicolas Maduro posséderait selon le dirigeant américain aux Etats-Unis ont également été gelés.

Les Etats-Unis ont traité lundi le président vénézuélien Nicolas Maduro de "dictateur" en le comparant aux dirigeants syrien Bachar al-Assad et nord-coréen Kim Jong-Un et lui ont imposé des sanctions sans précédent en riposte à l'élection au milieu des troubles et des morts d'une Assemblée constituante.

Une première pour les Etats-Unis 

"Les élections illégitimes d'hier confirment que Maduro est un dictateur qui méprise la volonté du peuple vénézuélien", a tonné le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin en annonçant devant la presse à la Maison Blanche un "gel" des "tous les avoirs" que posséderait le président du Venezuela aux Etats-Unis. "Maduro n''est pas seulement un mauvais dirigeant, il est dorénavant un dictateur", a martelé aux côtés de Steven Mnuchin le conseiller à la Sécurité nationale du président Donald Trump, le général H.R. McMaster. Il est extrêmement rare que le gouvernement américain prenne des sanctions contre un chef d'Etat étranger en exercice. 

Steven Munchin et H.R. McMaster ont souligné que Nicolas Maduro était seulement le quatrième président à être ainsi sanctionné par Washington, rejoignant un "club exclusif" composé des présidents syrien Bachar al-Assad, nord-coréen Kim Jong-Un et zimbabwéen Robert Mugabe. C'est la première fois que l'administration américaine qualifie aussi directement le chef de l'Etat vénézuélien de "dictateur". Donald Trump avait estimé il y a quelques semaines que le socialiste Nicolas Maduro "rêvait d'être un dictateur" et la diplomatie américaine avait dénoncé dimanche un "pas vers la dictature" et "les architectes de l'autoritarisme" du régime de Caracas.

Les membres de la Constituante aussi visés

Interrogé sur la perspective d'un changement de régime à Caracas, le général McMaster a indiqué qu'il n'y avait pas de "coup d'Etat" en cours au Venezuela mais "une oppression brutale contre (son) peuple".

Outre des sanctions visant le président Maduro - gel des avoirs et interdiction à tout ressortissant américain de commercer avec lui - "quiconque participerait à cette Assemblée constituante illégitime s'exposerait à d'autres sanctions américaines pour saper les processus et institutions démocratiques au Venezuela", a mis en garde le secrétaire au Trésor.

Les Etats-Unis ont pris depuis longtemps fait et cause pour l'opposition vénézuélienne et ont imposé la semaine dernière des sanctions contre 13 anciens et actuels responsables gouvernementaux. Le département d'Etat avait également ordonné jeudi aux familles de ses diplomates de quitter le pays.

R.V. avec AFP