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Covid-19: le Royaume-Uni interdit les voyageurs venus d'Inde, sauf résidents britanniques

Photo de l'Union Jack prise le 22 juin 2016.

Photo de l'Union Jack prise le 22 juin 2016. - JUSTIN TALLIS - AFP

Cette mesure a été prise en raison d'une aggravation de la pandémie dans le pays asiatique.

Le gouvernement britannique a interdit l'entrée au Royaume-Uni des voyageurs en provenance d'Inde, en raison d'une aggravation de la pandémie de Covid-19 dans ce pays, n'autorisant l'accès qu'aux résidents britanniques, qui devront payer de leur poche une quarantaine à l'hôtel.

Le ministre de la Santé, Matt Hancock, a précisé à la Chambre des communes que 103 cas du variant indien avaient été identifiés au Royaume-Uni, "dont la grande majorité ont des liens avec les voyages internationaux et ont été détectés par nos tests à la frontière."

Il a expliqué que les échantillons avaient été analysés pour voir si ce nouveau variant avait des "caractéristiques préoccupantes", comme une résistance aux vaccins.

Quarantaine de 10 jours

"Après avoir étudié les données, et par précaution, nous avons pris la décision difficile mais vitale de placer l'Inde sur liste rouge", à partir de vendredi matin, a-t-il déclaré devant les députés.

Cette décision oblige tout résident britannique et irlandais entrant dans le pays à observer une quarantaine de dix jours dans un hôtel à ses frais.

La visite de Boris Johnson en Inde annulée

En raison de la situation en Inde, le Premier ministre Boris Johnson a annulé un voyage prévu fin avril dans ce pays, son premier déplacement majeur à l'étranger depuis son arrivée au pouvoir, ont annoncé lundi ses services.

"Au vu de la situation actuelle en termes de coronavirus, le Premier ministre Boris Johnson ne pourra pas se rendre en Inde la semaine prochaine", a indiqué Downing Street dans un communiqué.

Le dirigeant conservateur s'entretiendra à la place avec son homologue indien Narendra Modi "plus tard ce mois-ci" au sujet de leurs "ambitieux projets pour un futur partenariat entre le Royaume-Uni et l'Inde". Selon la même source, "ils sont impatients de pouvoir se rencontrer en personne plus tard cette année".

C.M. avec AFP