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Colombie: l'ONU "en état" de désarmer les Farc dans les temps

Des membres de la guérilla des Farc assis à l'entrée d'une zone où les rebelles doivent se rassembler pour déposer leurs armes, le 28 février 2017 à San José de Oriente, en Colombie

Des membres de la guérilla des Farc assis à l'entrée d'une zone où les rebelles doivent se rassembler pour déposer leurs armes, le 28 février 2017 à San José de Oriente, en Colombie - Luis Acosta, AFP/Archives

L'ONU a assuré être en "état" de terminer le processus de désarmement des Farc. La guerre entre la plus ancienne guérilla du pays et le gouvernement à fait au moins 260.000 morts depuis 1964.

La mission des Nations unies en Colombie a assuré jeudi être "en état" de terminer le processus de désarmement des Farc d'ici la fin mai, comme l'accord signé entre la guérilla marxiste et le gouvernement le prévoit.

"Nous sommes en état de faire tout le nécessaire pour l'abandon des armes (des Farc) qui a commencé mercredi" d'ici la fin mai, a déclaré Javier Pérez Aquino, chef des observateurs internationaux de la mission de l'ONU dans le pays. "Nous avons toute la capacité logistique et technique pour le faire".

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie, plus ancienne et importante guérilla du pays, issue en 1964 d'une insurrection paysanne, ont signé en novembre un accord de paix avec le gouvernement pour mettre fin au plus vieux conflit d'Amérique latine, qui a fait au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

Près de 7.000 guérilleros

Dans le cadre de cet accord, les guérilleros ont commencé mercredi à déposer les armes dans 26 zones du pays, sous supervision de l'ONU, et devront avoir terminé le 29 mai au plus tard.

Le début des opérations a toutefois du pris du retard. Mercredi, les quelque 7.000 guérilleros auraient dû initialement avoir déposé 30% de leur armement. Ils ont terminé de se rassembler le 18 février, au lieu de fin décembre comme initialement prévu.

Des retards dus, selon Javier Pérez Aquino, "à la réalité logistique" du processus à laquelle l'ONU a dû s'adapter.

G.D. avec AFP