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"C’est un désastre pour le Liban": les larmes du gouverneur de Beyrouth après les explosions

Marwan Abboud, extrêmement ému, a évoqué une "catastrophe nationale", et ignore comment le pays pourra se relever de cette épreuve.

Le Liban est encore sonné. Moins de 24 heures après la double explosion qui a ravagé sa capitale Beyrouth, le pays du Proche-Orient tente peu à peu de panser ses graves blessures tandis que l'émotion est toujours prenante à proximité du quartier du port, épicentre de la déflagration.

"Catastrophe nationale"

Mardi, alors que l'explosion venait de se produire, le gouverneur de Beyrouth Marwan Abboud, n'a pas caché sa détresse au micro de la version arabe de Sky News.

"Je n’ai jamais vu ça de ma vie, un désastre aussi grand, c’est catastrophique. C’est un désastre pour le Liban", a-t-il expliqué, visiblement ému, dans des propos traduits par Paris-Match.

Quelques secondes plus tard, Marwan Abboud, qui est en fonction depuis le mois de juin de cette année, a assuré au bord des larmes que l'incident était "une catastrophe nationale" pour le pays. Il a également comparé ces explosions à celles qui avaient touché les villes japonaises d'Hiroshima et Nagasaki, bombardées à l'arme atomique par les Américains à la fin de la Seconde guerre mondiale.

"Je ne sais pas comment nous allons nous relever après ça. Nous devons rester forts. Nous devons être courageux", a-t-il lancé, faisant référence à la grave crique économique, sociale, et démographique qui touche le Liban depuis maintenant plusieurs années.

Un bilan en hausse

Selon un nouveau bilan temporaire diffusé ce mercredi matin par la Croix Rouge libanaise, les deux explosions ont fait 100 morts et plus de 4000 blessés, ainsi que des dégâts matériels majeurs. 300.00 habitants sont désormais sans domicile, et la moitié de la ville a subi des dommages.

Selon les premières avancées de l'enquête et les propos du Premier ministre Hassane Diab dès mardi, la déflagration pourrait être due à la présence d'une cargaison de 2750 tonnes de nitrates d'ammonium, stockée sur le port.

Hugo Septier et Clarisse Martin