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Vietnam: les habitants de Hanoï priés de ne plus manger de la viande de chien

Dans les rues de Hanoï, en janvier 2018.

Dans les rues de Hanoï, en janvier 2018. - Hoang Dinh Nam - AFP

Les habitants de Hanoï, amateurs de viande de chien, ont été priés par les autorités vietnamiennes de ne plus en consommer.

Une petite révolution dans la gastronomie vietnamienne. Les autorités du pays ont demandé mardi aux habitants de la capitale, Hanoï, de cesser de consommer de la viande de chien. La raison de cette décision soudaine? Ce plat populaire ternirait l'image du pays auprès des étrangers et comporterait des risques de propagation de la rage.

Un met traditionnel

Rôtie, bouillie ou cuite à la vapeur, la viande de chien est vendue dans les marchés et les commerces alimentaires de Hanoï, connue pour les préparations appétissantes que l'on peut acheter dans la rue. Ce plat est traditionnellement consommé avec du vin de riz ou de la bière.

Le Comité populaire de Hanoï a enjoint les habitants à délaisser la viande de chien afin d'empêcher la diffusion de la rage et d'autres maladies transmises par l'animal.

Il les a également appelés à cesser de manger de la viande de chat, moins populaire que la viande de chien, mais que l'on peut toujours se procurer dans les zones rurales.

Préserver la réputation de la ville

Le Comité a souligné qu'il s'agissait de préserver la réputation de Hanoï en tant que "capitale civilisée et moderne" auprès des étrangers. "Le commerce, le meurtre et la consommation de viande de chien et de chat ont suscité des réactions négatives chez les touristes et expatriés vivant à Hanoï", a indiqué le communiqué.

En outre, soucieux d'améliorer l'image du pays, le Comité a souligné que le meurtre de ces animaux était un acte cruel et émis l'espoir qu'on y mettra fin. Il y a environ 493.000 chiens et chats à Hanoï, dont la très grande majorité sont des animaux domestiques. Un millier de commerces vendent de la viande de chien.

Trois décès liés à la rage

Trois personnes sont mortes de la rage à Hanoï depuis début 2018, tandis que deux autres ont été contaminées, selon des chiffres officiels.

Connue pour ses plats vendus dans la rue, la capitale offre également des aventures culinaires comme les grenouilles sautées, des embryons de canard fertilisés ou la viande de tortue en ragoût.

A.S. avec AFP