BFMTV

La Corée du Nord a procédé au tir de deux missiles à courte portée

Test d'un engin spatial

Test d'un engin spatial - BFMTV

Pyongyang a tiré deux missiles ce jeudi, alors que le représentant spécial américain pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, est en visite à Séoul.

La Corée du Nord a tiré deux missiles, ce jeudi, quelques heures après l'arrivée à Séoul de Stephen Biegun, le représentant spécial américain pour la Corée du Nord. L'armée sud-coréenne a rapidement annoncé jeudi dans un communiqué qu'il s'agissait de deux missiles à courte portée.

Pyongyang "a lancé ce qui semble être deux missiles à courte portée", a précisé le communiqué. Il s'agit de la deuxième série de tirs effectués en moins d'une semaine par le pays.

Revenant sur l'information, Pyongyang a confirmé, ce vendredi, avoir tiré deux missiles. Cependant, l'agence officielle nord-coréenne KCNA a parlé d'un essai "de frappe à longue portée" sans pour autant préciser le type d'arme testée. L'emploi des mots "missile", "fusée" ou "projectile" a été évité.

Une confirmation qui fait monter d'un cran la tension avec Washington. Donald Trump a déclaré que "personne" n'était "content" des tirs de missiles nord-coréens.

Multiplications des tirs de projectiles

Samedi dernier, lors d'un exercice militaire l'armée nord coréenne avait déjà procédé de plusieurs projectiles dont, d'après les experts, un missile de courte portée. Une version contestée par Pyongyang, qui affirmait qu'il s'agissait uniquement de "plusieurs lance-roquettes à longue portée et armes tactiques guidées".

Un responsable nord-coréen avait précisé qu'il n'était question que d'un "exercice de routine", lequel ne représentant, en aucun cas, une menace pour les Etats-Unis, la Corée du Sud ou le Japon. Washington et Séoul, quant à eux, n'avaient pas non plus utilisé le terme de missiles. 

La Corée du Nord "cherche à envoyer un message"

Stephen Biegun est arrivé ce jeudi à Séoul afin de rencontrer plusieurs responsables sud-coréens en vue de relancer les négociations de dénucléarisation entre Pyongyang et Washington. Négociations, qui sont aujourd'hui au point mort depuis l'échec de la deuxième rencontre entre Donald Trump et Kim Jong Un à Hanoï en février dernier.

La question de l'aide alimentaire qui doit être envoyée par Séoul à son voisin du nord sera également abordée. 

Ces missiles tirés au moment de l'arrivée même du représentant spécial américain à Séoul sont, d'après Hong Min, chercheur à l'Institut coréen pour l'unification nationale basé à Séoul, un moyen pour Pyongyang d'envoyer "un message clair" c'est-à-dire "qu'elle ne se contentera pas uniquement de l'aide humanitaire" mais veut "des garanties de sécurité en échange du processus de dénucléarisation".

En réaction aux tirs de missiles nord-coréens, le président sud-coréen Moon Jae-in a prévenu Pyongyang qu'une telle attitude pourraient compliquer davantage les pourparlers sur le nucléaire avec Washington.

"Quelles qu'aient pu être les intentions de la Corée du Nord, nous avertissons que cela pourrait rendre les négociations plus difficiles", a déclaré, ce jeudi, le président Moon à la télévision.

Aude Solente avec AFP