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Saint-Valentin: les Japonaises en ont assez de devoir offrir des chocolats à leurs collègues

Au Japon, une tradition impose aux femmes d'offrir des chocolats à leurs collègues.

Au Japon, une tradition impose aux femmes d'offrir des chocolats à leurs collègues. - Miguel Medina - AFP

Cette tradition de la Saint-Valentin, popularisée par les chocolatiers dans les années 50, poussent les femmes à acheter des chocolats à leurs patrons et collègues.

Fête des amoureux, la Saint-Valentin se décline au travail au Japon depuis de nombreuses années. Le 14 février, les femmes sont censées acheter des "giri choco" ou "chocolats d'obligation" pour leurs collègues ou patrons. Mais cette tradition, popularisée par l'industrie du chocolat dans les années 50, a du plomb dans l'aile.

De plus en plus de femmes refusent de se soumettre à cette tradition et un nombre croissant d'entreprises ont interdit cette pratique considérée par beaucoup d'employés comme une forme d'abus de pouvoir et de harcèlement, rapporte le quotidien britannique The Guardian

Des chocolats pour les proches

"Avant l'interdiction, on s'inquiétait de savoir combien nous devions dépenser pour chaque chocolat et à qui nous devions les offrir. C'est une bonne chose d'abandonner cette culture du don forcé", a témoigné une employée de bureau japonaise auprès du média Japan Today.

Selon une étude citée par le Guardian, plus de 56% des femmes ont déclaré qu'elles offriront des chocolats à des membres de leurs familles, tandis que 36% feront ce cadeau à leur partenaire ou à la personne qu'elles aimeraient séduire. A l'inverse, seulement 35% ont prévu d'en offrir à leurs collègues, selon un sondage pour un grand magasin de Tokyo.

En 2018, le chocolatier Godiva avait fait sensation en publiant une publicité dans les journaux. La marque belge encourageait les femmes à ne pas offrir de "giri choco" si elles estimaient le faire sous la contrainte. "La Saint Valentin est une journée au cours de laquelle les gens doivent exprimer leurs véritables sentiments, ce n'est pas une journée destinée à rendre ses relations au travail plus harmonieuses", expliquait la publicité.

Benjamin Rieth