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Les salariés japonais se travestissent pour décompresser

Des "salarymen" japonais.

Des "salarymen" japonais. - -

Au Japon, pour décompresser, les "salarymen" se déguisent en femmes. L'envoyé spécial de "Libération" à Tokyo décrit et analyse le phénomène.

A Tokyo, le soir venu, dans des clubs du quartier gay, de jeunes "salarymen" se déguisent en femmes pour se détendre. L'envoyé spécial de Libération (article payant) à Tokyo, Arnaud Vaulerin, narre ainsi le phénomène, qui, sans être nouveau, se développe grâce à Internet et aux réseaux sociaux.

Dans ces soirées travesties, qui attirent de plus en plus de monde, on croise bisexuels et transsexuels, mais aussi des hommes qui veulent "s'amuser et changer d'apparence pendant quelques heures", rapporte ainsi un jeune homme qui travaille dans un des ces établissements comme "serveuse maquilleuse-accompagnatrice".

"Se défouler"

Les salariés japonais viennent ainsi se changer les idées, "se défouler" et oublier un travail stressant, en revêtant l'habit de leur "femme idéale".

Ces soirées déguisées sont ainsi un moyen d'échapper à la pression de la société japonaise, de la famille, et du monde du travail ultra hiérarchisé. Selon une chercheuse japonaise, Yukari Fujimoto, interrogée par Libération, le phénomène relève parfois de "troubles de l'identité sexuelle" ou encore du "fantasme". D'autres sont des fans cosplay (le fait de déguiser en héros de mangas ou de dessins animés). Mais aussi, et c'est là une vraie tendance, certains des hommes se défoulent ainsi, en changeant d'univers, avec la bénédiction de toute leur famille.