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L'administration Trump supprime les cours d'anglais et les activités pour les enfants migrants détenus

Des manifestants demandent la réunion de migrants et de leurs enfants déclarés "non accompagnés", le 23 juin 2018 à San Diego, aux Etats-Unis. (Photo d'illustration)

Des manifestants demandent la réunion de migrants et de leurs enfants déclarés "non accompagnés", le 23 juin 2018 à San Diego, aux Etats-Unis. (Photo d'illustration) - David McNew - AFP

Les enfants n'auront plus de cours d'anglais, d'aide légale, de football, ou toute autre activité ne relevant pas de la "protection de leur vie et de leur sécurité".

Au prétexte d'un manque de moyens, l'administration fédérale américaine a annoncé la semaine dernière aux centres accueillant des migrants mineurs "non accompagnés" qu'elle ne financerait plus les cours d'anglais, l'aide légale et toute activité "pas directement nécessaire à la protection de la vie et de la sécurité" de ces enfants.

Le porte-parole du département américain de la Santé et des Services sociaux a énuméré "les services pédagogiques, l'aide légale et les loisirs", révèle le Washington Post. Cette décision a été communiqué aux centres de détention dans un e-mail la semaine dernière, que le quotidien américain a pu consulter.

La décision pourrait se révéler illégale

L'administration fédérale fait valoir "une augmentation drastique" des mineurs jugés non accompagnés à la frontière sud des Etats-Unis et a pour cela demandé au Congrès un coup de pouce d'urgence de 2,9 milliards de dollars (environ 2,6 milliards d'euros) pour construire plus de centres et développer l'aide.

Pourtant, un avocat spécialisé contacté par le Washington Post martèle que la décision est totalement illégale et promet qu'ils "se verront au tribunal s'ils persistent". "Et quoi ensuite? Boire de l'eau? La nourriture? Où vont-ils s'arrêter?", s'indigne-t-il.

Environ 12.500 mineurs se trouvaient en avril dans des centres de détention un peu partout aux Etats-Unis, selon l'administration américaine. Selon NBC News, au moins sept enfants ont trouvé la mort depuis l'année dernière alors qu'ils étaient sous la responsabilité des douanes américaines.

Liv Audigane