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Quand Trump assurait aux Russes que leur ingérence dans l'élection ne le gênait pas

Donald Trump et Sergei Lavrov à la Maison Blanche, le 10 mai 2017

Donald Trump et Sergei Lavrov à la Maison Blanche, le 10 mai 2017 - HO / RUSSIAN FOREIGN MINISTRY / AFP

Trois anciens hauts responsables américains se sont confiés au Washington Post sur la rencontre entre Donald Trump et le ministre russe Sergueï Lavrov en mai 2017 à la Maison Blanche.

Plus de deux ans après la rencontre entre Donald Trump et Sergueï Lavrov à la Maison Blanche, le Washington Post révèle de nouvelles informations sur le contenu des échanges entre le président américain et le ministre russe des Affaires étrangères. Lors de cette rencontre, à laquelle assistait également l'ambasseur russe, Donald Trump a déclaré que l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016 ne l'inquiétait nullement, rapporte le quotidien qui cite, sous couvert d'anonymat, trois anciens hauts responsables. 

Au cours de cette conversation, le président américain a ainsi expliqué à ses deux interlocuteurs que l'ingérence russe dans l'élection ne le dérangeait pas car les Etats-Unis en faisaient autant dans d'autres pays. 

Ces commentaires avaient affolé les responsables de la Maison Blanche, qui avaient décidé que seules les personnes ayant le plus haut niveau d'autorisation d'accès aux documents confidentiels pourraient voir le mémorandum décrivant la rencontre. Une rencontre qui avait eu lieu au lendemain du limogeage du directeur du FBI James Comey, qui d'après Donald Trump, lui enlevait "une grande pression".

Semaine chargée pour Donald Trump

Cette nouvelle révélation arrive à la fin d'une semaine qui a secoué Washington, après la publication du rapport d'un lanceur d'alerte accusant Donald Trump d'avoir sollicité "l'ingérence d'un pays étranger dans l'élection de 2020", en l'occurrence en demandant au président ukrainien Volodymyr Zelensky d'enquêter sur le fils de Joe Biden, son principal rival démocrate pour l'élection à venir en 2020.

Cette alerte est à l'origine de la procédure de destitution lancée par les démocrates contre Donald Trump.

Mélanie Rostagnat avec AFP