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Quand l'Associated Press peine à retranscrire une interview "inintelligible" de Trump

Donald Trump en février 2016.

Donald Trump en février 2016. - Jim Watson - AFP

Une journaliste de l'agence américaine Associated Press a interviewé Donald Trump à l'occasion de ses 100 premiers jours passés à la Maison Blanche. Problème: elle n'a pas compris une grande partie de ses propos.

La mention "inintelligible" apparaît 16 fois. Julie Pace, une journaliste de l'agence américaine Associated Press, a interviewé Donald Trump à l'occasion de ses 100 premiers jours en tant que président américain, et en a retranscrit tous les mots..., sauf ceux qu'elle n'a pas compris, remplacés par la fameuse mention "inintelligible", qui revient donc à seize reprises, rapporte L'Express

Propos incohérents

Sa retranscription donne, de fait, l'impression de propos incohérents tenus par le républicain, ainsi qu'un manque de précision de sa part. Dans le texte, cela donne par exemple, au moment où Donald Trump souhaite parler d'un document signé par le secrétaire à la Défense James Mattis: "Il devait signer le (inintelligible) final. Il devait signer le final, vous savez".

Quelques lignes plus loin, lorsque Julie Pace l'interroge sur son nouveau statut et ce qu'il a changé pour lui, le président semble se perdre. "Tout est tellement (inintelligible), vous savez les ordres sont tellement massifs", répond Donald Trump.

Au cours de l'interview, en plus d'avoir été peu clair, le président se contredit. Ainsi, il assure à la journaliste ne plus regarder la chaîne CNN -cible de nombre de ses attaques contre les médias- alors que Julie Pace lui répond qu'il vient de dire le contraire. "Non, non. Qu’ai-je dit (inaudible)?", lui rétorque-t-il. "Vous avez dit que vous regardiez CNN", renchérit la journaliste. "Où ça? Où?", répond encore Donald Trump. "Il y a deux minutes".

Et le président américain de poursuivre son idée, dans un flou incompréhensible: "Non, ils me traitent tellement mal. Non, je viens de dire ça. Non, ce que j’ai dit, c’est que j’avais arrêté de les regarder". 

Approximations et raccourcis

Outre ces propos incohérents, Donald Trump a, semble-t-il, également lancé des approximations, notamment sur la question de WikiLeaks. Pendant cet entretien, il a ainsi affirmé n'avoir pris connaissance de l'organisation de Julian Assange que fin 2016, alors même qu'il s'était exprimé sur le sujet en 2010. 

Un peu plus bas, le président républicain évoque son "alchimie" avec les dirigeants étrangers, tels que la chancelière allemande Angela Merkel, le président chinois Xi Jinping ou encore le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. "Nous (avec Angela Merkel, ndlr) avons une alchimie folle. Et les gens me félicitent d’avoir une si grande alchimie avec tous les leaders mondiaux", se vante le président américain.

Cette interview étrange intervient au moment où des rumeurs sur la santé psychiatrique de Donald Trump s'amplifient, outre-Atlantique. Début février, plusieurs psychiatres avaient alerté sur l'état mental du président, par le biais d'une pétition qui invoquait le 25e amendement de la Constitution, qui prévoit la destitution d'un président "inapte à exercer ses fonctions". Plus récemment, d'autres hypothèses concernant une possible maladie dégénérative, de type Alzheimer, qui atteindrait le président américain, ont également été avancées. 

A.S.