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Le décret Trump suspendu,  émouvantes retrouvailles aux aéroports des Etats-Unis

Les ressortissants des pays "bannis" par le décret Trump étaient très attendus à l'aéroport de Washington-Dulles, en Virginie, le lundi 6 février.

Les ressortissants des pays "bannis" par le décret Trump étaient très attendus à l'aéroport de Washington-Dulles, en Virginie, le lundi 6 février. - Brendan Smialowski - AFP

Parce qu'ils sont de nouveau autorisés à entrer aux Etats-Unis, les retrouvailles des ressortissants visés par le décret d'interdiction présidentiel ont été d'autant plus poignantes.

Si la bataille judiciaire autour du décret présidentiel interdisant l'arrivée sur le sol américain de ressortissants de sept pays musulmans ne fait que commencer, la trêve a été l'occasion de joyeuses retrouvailles et de scènes de liesses dans les aéroports du pays. Après l'intervention du juge fédéral James Robart vendredi, les citoyens ordinaires (l'interdiction ne visait pas les diplomates) d'Iran, d'Irak, de la Libye, la Somalie, du Soudan ou du Yémen étaient de fait à nouveau autorisés à entrer sur le territoire des Etats-Unis. La décision de la justice a poussé les réfugiés et les ressortissants des pays visés par le texte controversé, à tenter de venir aux Etats-Unis le plus vite possible.

Les immigrants embarquaient de ce fait en nombre sur des vols à destination des Etats-Unis. Quelque 60.000 visas ont également retrouvé leur validité, selon la diplomatie américaine.

Du coup, les compagnies aériennes, Air France et Qatar Airways en tête, appliquent jusqu'à nouvel ordre les nouvelles consignes de la justice américaine. Pour tous les ressortissants des pays "bannis" à nouveau autorisés à entrer sur le territoire, l'émotion était grande.

A Boston, comme le montre le tweet ci-dessous, l'arrivée de l'avion a été le prétexte d'effusions de joie.

Certains ont été accueillis avec des pancartes de bienvenue, comme cette famille kurde à Nashville.

Même chose à Washington, où des messages chaleureux attendaient les arrivants.

Fin du cauchemar pour un médecin soudanais

Dimanche, le docteur Kamal Fadlalla, 33 ans, a été accueilli par des cris de joie et des accolades à l'aéroport JFK de New York. Le docteur Fadlalla se trouvait en vacances dans son pays d'origine quand les rumeurs ont commencé à bruisser sur un potentiel décret de Donald Trump qui interdirait l'entrée sur le territoire américain aux ressortissants du Soudan et de six autres pays musulmans.

Il s'est alors précipité pour acheter un billet et avancer son retour. Mais il n'a pas été assez rapide. Le week-end dernier, il se trouvait dans la queue pour embarquer sur son vol quand on lui a signifié qu'il ne pourrait pas voyager, en raison du décret appliqué immédiatement.

Depuis, il a assisté impuissant aux initiatives de ses amis, soutiens et avocats pour tenter de le faire revenir. "Ça fait du bien" d'être de retour, s'est félicité dimanche Kamal Fadlalla, pull turquoise sur chemise à carreaux, à l'arrivée d'un vol en provenance de Dubaï.

David Namias