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Etats-Unis: s'il était élu, Donald Trump "démantèlera" l'accord avec l'Iran

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S'il est élu président des Etats-Unis, le milliardaire Donald Trump abrogera l'accord "catastrophique" scellé en juillet entre les grandes puissances et l'Iran sur son programme nucléaire, a promis le favori républicain pour la présidentielle devant un groupe de pression pro-israélien.

"Ma priorité numéro un est de démanteler l'accord catastrophique avec l'Iran", a lancé Donald Trump devant la convention annuelle du groupe de pression juif américain favorable à Israël, devant laquelle défilent les candidats à la présidentielle du 8 novembre.

Toujours sur le plan international, le favori de la primaire républicaine a brisé un tabou sur le conflit israélo-palestinien: interrogé par CNN, il s'est engagé, s'il est élu, à reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et à transférer l'ambassade américaine de Tel-Aviv à la Ville sainte.

Entre outre, jusqu'à cet entretien accordé au Washington Post, le tonitruant milliardaire n'avait de son propre aveu pas de sherpas en matière de diplomatie, sans que cela ne le dissuade de multiplier les déclarations provocatrices sur sa vision du monde et sur ce qu'il ferait s'il entrait à la Maison Blanche le 20 janvier 2017.

D'après le Washington Post, qui qualifie Donald Trump de "non interventionniste", le magnat de l'immobilier s'est entouré de cinq experts pilotés par le sénateur républicain de l'Alabama Jeff Sessions. C'était l'un des rares noms que Donald Trump citait ces dernières semaines à chaque fois qu'il était sollicité pour en dire plus sur les cerveaux de politique étrangère censés le conseiller.

Il a ajouté lundi le nom de "Walid Phares, que vous connaissez probablement, titulaire d'une thèse, conseiller auprès de la Chambre des représentants et expert en antiterrorisme". Donald Trump s'appuie également sur "Carter Page et George Papadopoulos, un type excellent, consultant en énergie et pétrole", sur "l'honorable Joe Schmitz (ex) inspecteur général au ministère de la Défense" et sur "le général Keith Kellogg", un officier à la retraite qui s'était fait vaguement connaître au début de l'occupation américaine de l'Irak en 2003.

Outre le fait que ces responsables sont d'illustres inconnus dans les allées du pouvoir à Washington, et encore plus du grand public, le Washington Post les classe tous dans la mouvance conservatrice. Walid Phares est un chercheur d'origine libanaise que des médias spécialisés ont lié à la faction chrétienne durant la guerre civile au Liban. Joe Schmitz a travaillé sous l'administration du président républicain George W. Bush (2001-2009), avant de servir la société de sécurité privée Blackwater, à la réputation sulfureuse durant la guerre en Irak. Carter Page et George Papadopoulos affichent des pédigrées dans les secteurs de l'énergie et du pétrole et conseillaient l'ex-candidat républicain Ben Carson.

la rédaction avec AFP