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Drone crashé à la Maison Blanche: l'acte d'un homme ivre

Ivre à 3h du matin, l'homme a mené son drone jusqu'à s'écraser dans les jardins de la Maison Blanche.

Ivre à 3h du matin, l'homme a mené son drone jusqu'à s'écraser dans les jardins de la Maison Blanche. - Brendan Smialowski - AFP

Une homme ivre s'est amusé avec son drone jusqu'à ce que l'appareil atterrisse dans les jardins de la Maison Blanche, à Washington. La panique retombée, l'incident interpelle sur la sécurité du Président des Etats-Unis et sur la réglementation américaine qui encadre les drones.

Pourquoi un drone s'est-il crashé dans le jardin de la Maison Blanche? On connaît maintenant la réponse, et elle est tout simple: l'homme qui guidait l'appareil était en état d'ébriété. Un employé de la National Geospatial-Intelligence Agency (NGA) s'est présenté de lui-même aux services secrets mardi, "il était très coopératif", raconte à CNN Brian Larry, porte-parole des services américains qui mènent l'enquête.

"Cet employé ne travaille pas en lien avec les drones ou véhicules aériens télécommandés à aucun titre", explique l'agence du département de la Défense des Etats-Unis, qui a pour fonction de collecter, analyser et diffuser le renseignement géospatial en utilisant l'imagerie satellite. De leur côté, les services secrets l'affirment: "Cet incident découle d'un usage récréatif de l'appareil".

L'homme buvait avec des amis quand…

Le "quad copter" d'environ 60 cm de diamètre, qui volait à très basse altitude et s'est écrasé du côté sud-est du complexe de la Maison Blanche dans la nuit de dimanche à lundi, n'était pas un drone de l'agence mais un bien personnel appartenant à son employé.

Ce type de drone est vendu dans le commerce et accessible au grand public. Sur le site du distributeur en ligne Amazon, un exemplaire coûte 60 dollars, soit 52 euros. Cet aéronef commandé à distance pèse moins de 1 kg, il est muni de quatre hélices et peut être équipé d'un appareil photo.

L'homme qui manœuvrait l'engin était donc ivre, dévoile CNN ce mercredi. Il était en train de boire avec des amis lorsque l'incident s'est produit, a-t-il expliqué aux enquêteurs des services secrets. Bien qu'en congé au moment des faits, l'homme devrait "probablement" avoir des sanctions disciplinaires, selon une source proche de l'enquête.

Usage des drones: aucune instance de régulation

Lundi 26 janvier, à 3h du matin, le drone de cet employé de la NGA s'est écrasé dans les jardins de la Maison Blanche, ce qui a affolé les services de sécurité. Le président et sa femme Michelle n'étaient pas présents à Washington à ce moment-là, mais en voyage en Inde.

L'utilisation de petits drones à usage récréatif vendus pour parfois 40 dollars à peine "n'est pas du tout" régulée, s'est indigné Barack Obama. D'une manière générale, ces petits engins sont utilisés pour prendre des photos ou filmer des vidéos depuis les airs. Or, le pilote du drone qui s'est écrasé à la Maison Blanche dans la nuit de dimanche à lundi est parvenu à faire entrer l'appareil à l'intérieur du complexe, avant qu'il ne s'écrase et que l'alerte soit déclenchée par le Secret Service, chargé de la protection du président.

"J'ai chargé les agences gouvernementales concernées d'engager un dialogue avec toutes les parties pour que nous puissions réfléchir à une structure qui s'assure que ces appareils ne représentent aucun danger et qu'ils ne violent pas la vie privée", a déclaré le président américain. "Ces drones peuvent être incroyablement utiles aux fermiers pour gérer leurs cultures ou aux protecteurs de la nature pour recenser la faune", a expliqué le président, tout en regrettant qu'il n'existe "aucune instance de régulation".

Marc Pédeau