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Etats-Unis: un juge suspend la décision de refuser l'asile aux migrants entrant illégalement

Donald Trump à Washington le 2 novembre 2018.

Donald Trump à Washington le 2 novembre 2018. - Mandel NGAN / AFP

Lundi, un juge américain a temporairement bloqué une décision de l'administration Trump refusant la possibilité de demander l'asile aux personnes entrant illégalement aux Etats-Unis.

Un juge américain a bloqué temporairement lundi une décision de l'administration Trump refusant la possibilité de demander l'asile aux personnes entrant illégalement sur le territoire des Etats-Unis, au moment où des milliers de migrants venus d'Amérique centrale se massent à la frontière avec le Mexique.

Donald Trump a signé vendredi un décret qui permet de rejeter automatiquement les demandes d'asile déposées par des personnes ayant traversé illégalement cette frontière.

Impératif de sécurité nationale

La suspension de cette mesure a été décidée par le juge fédéral Jon Tigar de San Francisco (Californie), à la suite de recours déposés par des organisations de défense des droits civils.

L'une d'elles, l'American Civil Liberties Union (ACLU), fait valoir qu'aux termes de la loi américaine le droit de déposer une demande d'asile doit être accordé à quiconque entre dans le pays, que ce soit de manière légale ou non.

L'administration Trump fait valoir de son côté que sa mesure de contrôle de l'immigration répond à un impératif de sécurité nationale --un argument déjà invoqué l'an dernier pour une mesure controversée d'interdiction de voyager aux Etats-Unis visant des ressortissants de pays à majorité musulmane.

Point de contrôle officiel

Face à la progression de caravanes de migrants venus d'Amérique centrale, les États-Unis ont déployé 9.000 militaires à la frontière sud et ont averti que seuls ceux qui passeraient par un point de contrôle officiel pourraient faire une demande d'asile.

Environ 3.500 migrants sont arrivés ces derniers jours dans la ville frontière mexicaine de Tijuana, tandis que 3.000 autres sont attendus à partir de mardi, faisant craindre aux autorités des deux pays un passage en force.

B.L. avec AFP