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Etats-Unis: des milliers de manifestants aux Etats-Unis pour défendre les droits des femmes

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- - Jason Connolly / AFP

Cette troisième édition de la "Marche des femmes" a été marquée par des divisions au sein du mouvement sur fond d'accusations d'antisémitisme.

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé ce samedi aux Etats-Unis pour défendre les droits des femmes rognés, selon eux, par l'administration de Donald Trump. A la veille du second anniversaire de l'investiture du président républicain, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé au rassemblement principal aux abords de la Maison Blanche à Washington.

Cette année, les rassemblements dénonçaient aussi la séparation des familles de clandestins arrêtés à la frontière mexicaine, le mur frontalier anti-immigration réclamé par Donald Trump que l'opposition démocrate refuse, un conflit qui provoque la fermeture partielle des administrations fédérales depuis le 22 décembre.

En 2018, les cortèges avaient réuni plus de 500.000 personnes, portés par les mouvements #MeToo et Time's Up contre le harcèlement et les violences sexuelles. Le mouvement "a commencé comme une manifestation contre Donald Trump mais désormais c'est plutôt pour la reconnaissance des problèmes rencontrés par les femmes dans le monde", a déclaré Ann-Carolyn, 27 ans, qui manifestait à Washington pour soutenir Planned Parenthood, la principale organisation de planning familial.

Une marche marquée par des divisions

Mais cette troisième édition de la "Marche des femmes" est marquée par les divisions au sein du mouvement sur fond d'accusations d'antisémitisme. Les dissensions ont poussé un certain nombre de femmes à rejoindre une organisation parallèle, "March On", et les deux mouvements ont défilé, séparément, partout dans le pays, de Los Angeles à Chicago en passant par Atlanta.

Le mouvement s'est scindé après des accusations d'antisémitisme contre Tamika Mallory, l'une des co-présidentes de la "Marche", qui a participé à un meeting du leader du mouvement "Nation of Islam" Louis Farrakhan, aux propos régulièrement antisémites.

La militante américano-palestinienne Linda Sarsour, autre co-présidente de la "Marche", a réfuté les accusations en assurant que l'organisation existait "pour combattre le sectarisme et la discrimination dans toutes ses formes --dont l'homophobie et l'antisémitisme". Beaucoup de manifestants ont regretté cette scission.

Alexandria Ocasio-Cortez, symbole d'unité

L'égérie de l'aile gauche du parti démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, élue de New York à la Chambre des représentants s'est exprimée dans les deux rassemblements en signe d'unité. Elle a salué l'élection d'un nombre record de femmes (131) lors du scrutin parlementaire de novembre 2018. "L'année dernière, nous avons mis notre puissance dans les élections et cette année nous devons mettre cette puissance au service de la politique", a-t-elle lancé devant la foule où elle comptait de nombreux partisans, en promettant le dépôt d'un projet de loi sur l'Egalité des droits.

"Nous ne laisserons personne nous enlever nos droits, en fait nous en aurons davantage", a ajouté la benjamine du Congrès en prônant la parité en matière de salaire ou un congé pour chaque parent après la naissance d'un enfant. 

Cyrielle Cabot avec AFP