BFMTV

Etats-Unis: 100 ans de prison pour avoir arraché un bébé au ventre de sa mère

Une femme a été condamnée vendredi à 100 ans de prison dans le Colorado pour avoir arraché un bébé au ventre de sa mère. (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Une femme a été condamnée vendredi à 100 ans de prison dans le Colorado pour avoir arraché un bébé au ventre de sa mère. (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Loïc Venance - AFP

Un crime d'une violence inouïe. Une femme a été condamnée vendredi à 100 ans de prison dans le Colorado; aux Etats-Unis, pour avoir, en mars 2015, littéralement arraché un bébé au ventre de sa mère, qui était enceinte de sept mois.

La femme enceinte s'était présentée chez l'auteur du crime en réponse à une petite annonce pour acheter des vêtements pour enfant. La victime, âgée de 26 ans au moment des faits, avait été opérée et avait survécu, mais son bébé est mort. L'accusée Dynel Lane, âgée d'une trentaine d'années, s'est ensuite présentée à l'hôpital avec le bébé décédé en affirmant avoir fait une fausse couche. Elle avait ensuite été arrêtée et inculpée pour assassinat au lendemain du drame qui s'était produit dans la petite ville de Longmont, au nord de Denver. En février 2016, un jury l'a reconnue coupable de tentative d'assassinat, d'interruption illégale d'une grossesse et agression à l'arme blanche.

Une césarienne par un couteau de cuisine

La juge Maria Berkenkotter a justifié vendredi la peine par la brutalité du crime, qu'elle a comparé à une césarienne réalisée avec un couteau de cuisine, selon la chaîne ABC News. La juge a évoqué un "tissu alambiqué de mensonges" de Dynel Lane qui a notamment feint une grossesse avant l'attaque, selon le journal local Times-Call.

"Vous vivez le fantasme d'un mensonge que vous avez créé, et c'était plus important (pour vous) que ma vie et la vie de ma fille", a affirmé vendredi à la barre la victime Michelle Wilkins, citée par le Times-Call.

L'avocat de Mme Lane a rappelé que cette dernière avait été profondément affectée par la mort de son jeune garçon en 2002.

"C'est quelque chose dont elle ne s'est jamais remise parce qu'elle a culpabilisé", a expliqué l'avocate Kate Herold.

la rédaction avec AFP