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Une vidéo postée sur Internet montre les otages français enlevés au Cameroun

La vidéo montre sept personnes qui pourraient correspondre aux sept optages français.

La vidéo montre sept personnes qui pourraient correspondre aux sept optages français. - -

La vidéo montre sept personnes dont des enfants. Un adulte y dit en français avoir été pris en otage. Le ministre des Affaires étrangères confirme qu'il s'agit de la famille de Français, enlevée le 19 février dernier.

Le ministre français des Affaires étrangères qualifie les images des otages de "choquantes": "Une vidéo de la famille française enlevée au nord du Cameroun mardi dernier vient d'être diffusée par le groupe Boko Haram. Pour nous tous, ces images sont terriblement choquantes. Elles démontrent une cruauté sans limites", déclare-t-il.

Postée sur Youtube, cette vidéo montrerait les sept otages français enlevés au Cameroun le 19 février dernier. On y voit un couple, un homme et quatre enfants, assis ensemble et entourés d'au moins trois ravisseurs, dont les visages sont cachés.

Sur la vidéo, un homme lit un message en français : "Nous avons été arrêtés par Ahlis Sunnah L?dda'awatih wal-Jihad [NDLR, Boko Haram]. Ils veulent la libération des frères de Ahlis Sunnah L?dda'awatih wal-Jihad emprisonnés au Cameroun. Ils veulent la libération des femmes de Ahlis Sunnah L?dda'awatih wal-Jihad emprisonnées au Nigeria."

Les ravisseurs menacent d'égorger les otages

On entend ensuite l'un des ravisseurs parler. D'après le spécialiste géopolitique de BFMTV Harold Hyman, l'homme affirme à l'attention de François Hollande "appartenir à Boko Haram" et "posséder deux hommes, une femme et quatre enfants, suite à l'opération de la France au Mali".

Puis, s'adressant aux présidents du Nigeria et du Cameroun ainsi qu'à François Hollande, il "exige la libération de tous les prisonniers". Sinon, "nous égorgerons les otages", affirme le ravisseur. Des informations rapportaient que les enfants avaient été séparés de leurs parents. Or la vidéo les montre réunis. Cependant, les images ne sont pas datées.

"La cassette vidéo est actuellement analysée par nos services qui examinent la nature des revendications, a affirmé Jean-Marc Ayrault. Les autorités françaises sont en contact étroit, permanent avec les autorités nigérianes et camerounaises", a ajouté le Premier ministre.

Une source proche de la famille, contactée par l'AFP, confirme l'avoir identifiée sur ce document.

>> Cette vidéo n'est qu'un extrait. Les visages ont été floutés et elle est diffusée sans le son, pour ne pas porter atteinte à la dignité des otages.

A.K.