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Un militaire français, en opération au Mali, a succombé à ses blessures

Un soldat français a été tué par l'explosion d'une mine au Mali. Il est mort des suites de ses blessures lors d'une opération dans le nord du pays. Le Président a salué le "sacrifice" de ce sous-officier.

Selon un communiqué de l'Élysée, un sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne, le maréchal des logis-chef Fabien Jacq, est mort des suites des blessures reçues lors de l’explosion d’une mine vendredi après-midi au passage de son véhicule blindé en opération au nord du Mali.

François Hollande a adressé ses "condoléances attristées" à sa famille et à ses proches tout en saluant "le sacrifice" du militaire. Dans le communiqué, le président de la République exprime également sa confiance et sa fierté aux soldats des forces françaises qui apportent leur soutien à l’armée malienne et à la mission des Nations Unies pour la mise en œuvre de l’accord de paix au Mali.

18 militaires tués depuis 2013

Ce décès porte à 18 le nombre de militaires tués depuis le début en janvier 2013 de l'opération Serval au Mali, poursuivie en l'élargissant au Sahel sous le nom d'opération Barkhane à partir d'août 2014.

Les dernières victimes remontaient au mois d'avril, quand trois soldats avaient été tués par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule blindé, à l'approche de la ville de Tessalit, également dans le nord du Mali.

Six soldats français ont pour leur part été blessés légèrement dans des conditions similaires le mois dernier.

Daesh chassé du nord mais...

Les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en ont été en grande partie chassés à la suite de l'intervention militaire française Serval en 2013.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et de l'ONU (Minusma). Un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes a été signé en mai-juin 2015, mais son application accumule les retards.

L'opération française Barkhane contre les jihadistes, qui s'étend sur cinq pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Tchad, Niger et Burkina Faso), doit procéder à une "montée en gamme" avec la fin de la saison des pluies, fin octobre-début novembre, avait expliqué le mois dernier le porte-parole des armées, le colonel Patrick Steiger.

P. P. avec AFP