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Présidentielle au Mali: un premier tour sans incidents

Le vote au premier tour de la présidentielle malienne s'est déroulé sans incidents

Le vote au premier tour de la présidentielle malienne s'est déroulé sans incidents - -

Les résultats provisoires et officiels doivent être publiés au plus tard vendredi. Des observateurs nationaux ont constaté à la mi-journée "une grande mobilisation" des électeurs.

Les Maliens ont voté dimanche sans incidents et en nombre au premier tour d'une présidentielle pour tourner la page de 18 mois d'une crise politique et militaire qui a plongé leur pays dans le chaos. La plupart des bureaux ont fermé à 18h, seuls restant ouverts ceux où des électeurs attendaient encore de pouvoir voter, peu nombreux. Les résultats provisoires et officiels doivent être publiés au plus tard vendredi.

Des observateurs nationaux du premier tour de la présidentielle qui se tient dimanche au Mali ont constaté à la mi-journée "une grande mobilisation" des électeurs. "De manière générale, 96% des bureaux de vote couverts par les observateurs ont été ouverts à l'heure. Une grande mobilisation des électeurs a été constatée", indique un communiqué du réseau indépendant d'appui au processus électoral au Mali (Apem), qui a déployé 2.100 observateurs sur tout le territoire malien.

Six mois après l'intervention militaire

L'Apem note cependant "des disparités entre les régions" du Nord et du Sud, la mobilisation étant plus forte dans le Sud où se trouve la capitale Bamako où des journalistes de l'AFP ont constaté une forte mobilisation.

Le Sud regroupe environ 90% des quelque 6,9 millions d'électeur inscrits qui doivent choisir parmi 27 candidats à ce premier tour, selon des chiffres officiels.

La présidentielle doit rétablir l'ordre constitutionnel interrompu le 22 mars 2012 par un coup d'Etat qui a précipité la chute du Nord du Mali aux mains de groupes islamistes de la mouvance Al-Qaïda, alliés dans un premier temps à la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Elle intervient six mois après le début en janvier d'une intervention militaire internationale menée par la France pour stopper une avancée vers le Sud des islamistes armés et les chasser du Nord qu'ils occupaient depuis neuf mois.

S. A. avec AFP