BFMTV

Mali: la sécurité occulte en partie les législatives

Alors que des élections législatives se tiennent au Mali, la crainte d'un nouvel attentat est grand au Mali

Alors que des élections législatives se tiennent au Mali, la crainte d'un nouvel attentat est grand au Mali - -

Un attentat, revendiqué Sultan Ould Badi samedi, a tué deux soldats sénégalais de l'ONU et la crainte d'une autre action est grande en ce dimanche de scrutin.

Le second tour des législatives au Mali pour parachever le retour à l'ordre constitutionnel, après le coup d'Etat de 2012, se tient dimanche dans un climat tendu au lendemain d'un attentat jihadiste qui a tué deux soldats sénégalais de l'ONU et revendiqué par Sultan Ould Badi, membre de plusieurs groupes islamistes armés du Sahel, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

"Cette opération est une réponse aux pays africains qui ont envoyé des militaires pour soutenir le combat de François Hollande (président français) en terre d'islam", a-t-il déclaré en français.

Pour autant, quelque 6,5 millions de Maliens sont appelés à participer à cette dernière étape d'un processus électoral qui, après la présidentielle remportée le 11 août par Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), doit sceller le retour à l'ordre constitutionnel interrompu le 22 mars 2012 par un coup d'Eat ayant précipité la chute du nord du pays aux mains de groupes jihadistes.

Observateurs nationaux et internationaux

A l'issue du premier tour du 24 novembre, seuls 19 sièges avaient été pourvus sur les 147 que compte l'Assemblée nationale.

Le taux de participation y avait été nettement plus faible qu'à la présidentielle - 38,6% contre 48,9% - et risque de l'être plus encore dimanche. La campagne électorale a été encore plus terne que celle du premier tour.

Plusieurs centaines d'observateurs nationaux et internationaux surveilleront le scrutin, essentiellement dans le sud et le centre du pays, le Nord étant considéré comme encore trop dangereux pour s'y aventurer.

La crainte d'un autre attentat le jour du scrutin est donc grande et les forces de l'ONU, de la France et du Mali qui doivent en assurer la sécurité, seront en état d'alerte maximum.

S.A. avec AFP