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Le nouveau président du Ghana nomme un gouvernement de 110 ministres

Nana Akufo-Addo, le nouveau président du Ghana, lors de sa prestation de serment le 7 janvier 2017

Nana Akufo-Addo, le nouveau président du Ghana, lors de sa prestation de serment le 7 janvier 2017 - Cristina Aldehuela-AFP

Un gouvernement de 110 ministres. Le président du Ghana, Nana Akufo Addo, a nommé mercredi 50 nouveaux ministres et ministres délégués. Ce qui porte à 110 le nombre total de membres de son gouvernement. Comme le rapporte la BBC, "certains départements ministériels ont près de quatre ministres dont des délégués".

Sur les réseaux sociaux, cette mesure a été largement commentée, de nombreux internautes estimant que les membres du gouvernement étaient trop nombreux et que le président remerciait ainsi ses fidèles en leur confiant un poste. Nana Akufo Addo, ancien chef de file de l'opposition ghanéenne, a été élu en décembre dernier et avait promis durant sa campagne de relancer la croissance, combattre le chômage et de s'attaquer à la corruption.

Une dette de 29 milliards d'euros

Pour un enseignant de sciences politiques à l'Université du Ghana, "le choix du nombre de ministres dépend de la vision d'un gouvernement à un moment donné, a-t-il expliqué sur une antenne de radio. Si vous avez une grande vision, la taille de votre gouvernement augmentera. Les ministres sont nommés pour donner une direction politique à des problèmes chers au président".

Le ministre de l'Information a quant à lui justifié ces nouvelles nominations, assurant que "le président a besoin d'eux pour régler les nombreux problèmes du pays" et qu'un "gouvernement maigre" n'avait jamais été promis. Un record pour cet État de 27 millions d'habitants d'Afrique occidentale. Les gouvernements précédents comptaient entre 69 et 88 ministres.

Pour le leader de l'opposition à l'Assemblée, ce "gouvernement éléphant" va peser sur le budget de l'État ghanéen, dont la dette avoisine les 29 milliards d'euros.

Céline Hussonnois-Alaya