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Kenya: un pont construit par une entreprise chinoise s'écroule

Des habitants du comté de Busia au Kenya ont fait face à d'importantes inondations en septembre 2007

Des habitants du comté de Busia au Kenya ont fait face à d'importantes inondations en septembre 2007 - SIMON MAINA / AFP

Un pont, en cours de construction par une entreprise chinoise pour un budget de 10 millions d'euros, s'est écroulé au Kenya, deux semaines après la visite du président sur le chantier.

Il a fait du développement des infrastructures de son pays le pilier de sa campagne pour sa réélection. Le président de la République kényane Uhuru Kenyatta, qui remet son mandat en jeu le 8 août prochain, pourrait bien se voir reprocher la mise en route de chantiers hasardeux. 

Un pont, en cours de construction par une entreprise chinoise dans le comté de Busia, près de la frontière avec l'Ouganda, s'est écroulé lundi 26 juin. 27 ouvriers ont été blessés mais aucune victime n'est à déplorer.

Pour faciliter l'accès de la population aux écoles, marchés, hôpitaux

Le pont Sigiri, qui devait être ouvert à la circulation dans le courant du mois de juillet, avait été commandité par le président kényan après qu’un bateau a chaviré dans la rivière Nzoia, en 2014, tuant les 11 personnes à son bord. Uhuru Kenyatta avait alors promis une solution pour éviter que ce type d'accident ne se reproduise, et pour faciliter l'accès de la population de la région aux marchés, aux écoles et aux hôpitaux.

Quinze jours avant l'incident, le président s'était rendu sur le chantier et avait déclaré: "Il y a une grande différence entre ceux qui ceux qui font de la propagande et ceux qui vous proposent un véritable agenda pour le changement". De nombreux habitants étaient venus assister au discours de Uhuru Kenyatta, dans cette région où les investissements publics font défaut depuis de nombreuses années. 

Peu de temps après l’écroulement du pont, l'entreprise chargée de sa construction, la Chinese Overseas Construction and Engineering Company, a assuré que "tous les standards et spécifications requises par le commanditaire avaient été respectés". La population de Busia devra encore patienter pour traverser la rivière en toute sécurité.

Mélanie Rostagnat