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L'ex-président Moubarak, victime d'une attaque cérébrale serait cliniquement mort

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L'ex-président égyptien Hosni Moubarak, condamné à la prison à vie début juin, victime d'une attaque cérébrale, a été déclaré cliniquement mort par les médias officiels. Mais des sources médicale contredisent cette information, indiquant qu'il serait plutôt "dans le coma et les médecins tentent de le ranimer".

Mohammed Hosni Saïd Moubarak derrière les barreaux, c'est l'image d’un président déchu, désavoué par son peuple. Hosni Moubarak débute dans l’armée égyptienne comme pilote. Puis A 44 ans, il est promu commandant de l’armée de l’air et ministre des affaires militaires. A la mort d’Anouar el Sadat, il assure le rôle de chef de l’Etat par intérim, avant d’être élu officiellement président en 1981. Un poste qu’il occupe pendant près de trente ans. A trois reprises. Hosni Moubarak est réélu mais il est seul candidat en lice. Ses adversaires éventuels ne se présentent pas par peur des représailles.

Népotisme

En 2005 se tient la première élection présidentielle multipartite. Il remporte le scrutin avec plus de 88 % des voix, un score contesté. Les années passent, sa popularité baisse. Beaucoup lui reprochent sa tendance au népotisme : il aurait un successeur tout désigné, l’un de ses fils. Autre grief des Egyptiens, Moubarak n’hésite pas à faire l’impasse sur les libertés pour lutter contre les frères musulmans. Le monde arabe lui reproche aussi sa politique de dialogue avec Israël.

Printemps arabe

En janvier 2011, le peuple égyptien se soulève. Des milliers de personnes se retrouvent place Tahrir et réclament son départ. Hosni Moubarak démissionne après 17 jours de manifestations, et une répression meurtrière.La révolution du Nil terminée, le peuple égyptien demande des comptes. L’ex-président est jugé, condamné à perpétuité. Aujourd’hui, il laisse le souvenir d’un dirigeant, qui à l’instar de Mouammar Kadhafi, n’aura pas su partir à temps face aux révoltes du printemps arabe.