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Centrafrique: Hollande presse l'ONU pour une opération de maintien de la paix

Un soldat français de l'opération Sangaris et un gendarme centrafricain confisquent un couteau à un homme, à Bangui le 9 février.

Un soldat français de l'opération Sangaris et un gendarme centrafricain confisquent un couteau à un homme, à Bangui le 9 février. - -

Ban Ki-Moon avait demandé à la France d'envisager un déploiement de troupes supplémentaires dans le pays livré au chaos.

Mercredi, l'ONG Amnesty International a dénoncé un véritable "nettoyage ethnique" en Centrafrique. François Hollande a demandé jeudi à Ban Ki-moon "d'accélérer la préparation d'une opération de maintien de la paix" de l'ONU en Centrafrique, lors d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général des Nations unies, a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

Le communiqué ne fait pas mention d'un éventuel renfort de la force française en RCA, alors que Ban Ki-moon avait demandé à la France "d'envisager de déployer des troupes supplémentaires en Centrafrique", dans le cadre de son opération militaire pour tenter de stabiliser le pays.

"Rapidement et fortement"

Les deux responsables se sont entretenus sur "la situation en République centrafricaine, qui reste marquée par une insécurité et des mouvements de population préoccupants", a souligné l'Elysée.

"Le Conseil de sécurité a fixé un mandat clair, qui doit être mis en oeuvre rapidement et fortement. Il s'agit notamment d'accélérer la préparation d'une opération de maintien de la paix, en partenariat étroit avec l'Union africaine", a précisé la présidence de la République.

"Il s'agit aussi de restaurer l'autorité de l'Etat, sous la présidence de Mme Samba-Panza et d'aider le gouvernement centrafricain à préparer les élections", a-t-on ajouté. "La commission d'enquête internationale doit entamer ses travaux sans délai, pour rendre compte des exactions et lutter contre l'impunité", a-t-on estimé.

Mobiliser la communauté internationale

Le chef de l'Etat "a salué la volonté de Ban Ki-moon de s'impliquer personnellement pour mobiliser la communauté internationale en faveur de la RCA".

Le contingent français (1.600 hommes) et la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca, 6.000 hommes) agissent sous mandat de l'ONU, qui autorise l'emploi de la force en cas de menace directe sur la population civile.

Interrogé sur la demande du secrétaire général de l'ONU, le ministère français des Affaires étrangères a renvoyé mercredi la question de troupes supplémentaires à la future mission européenne, qui prévoit des renforts de 500 hommes en mars, et un éventuel déploiement de Casques bleus de l'ONU.

Jusqu'à présent, les militaires étrangers ne sont pas parvenus à mettre fin aux tueries et aux pillages.

C.P. avec AFP