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Attaques au Burkina Faso: un nouveau bilan fait état de 8 morts et 12 blessés

La capitale du Burkina Faso a été le théâtre, ce vendredi, de deux attaques terroristes visant l'ambassade de France et l'état-major des armées. Un bilan de 30 morts avait été évoqué, avant d'être revu à la baisse ce samedi.

8 morts et 12 blessés graves: voici le nouveau bilan des deux attaques perpétrées ce vendredi dans le centre-ville de Ouagadougou, au Burkina Faso, visant d'une part l'ambassade de France mais aussi l'état-major des armées burkinabé. Un premier bilan de 30 morts avait été évoqué avant d'être revu à la baisse ce samedi par les sources sécuritaires françaises. Pour l'heure, les autorités locales tentent toujours d'établir qui est à l'origine de ces attentats meurtriers, toujours pas revendiqués.

Clément Sawadogo, le ministre de la Sécurité, a indiqué qu'une réunion militaire pour la création de la force multinationale antijihadiste G5-Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina, le Niger, le Tchad et la Mauritanie, était "peut-être" visée. Il a par ailleurs ajouté que le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd, la salle initialement prévue pour cette réunion ayant été "littéralement détruite par l'explosion".

Le président burkinabé dénonce "des forces obscurantistes"

"Notre pays a été de nouveau la cible (...) de forces obscurantistes", a dénoncé vendredi soir le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, alors que le pays est depuis 2015 la cible d'attaques jihadistes qui n'avaient toutefois jamais atteint un tel niveau d'organisation. Plus tôt dans la journée, son gouvernement avait évoqué une "attaque terroriste perpétrée (...) par des hommes lourdement armés non identifiés".

De son côté, le président français Emmanuel Macron a condamné cette "attaque terroriste", tout en réaffirmant "la détermination et le plein engagement de la France, aux côtés de ses partenaires du G5-Sahel, dans la lutte contre les mouvements terroristes". Le parquet de Paris a par ailleurs annoncé l'ouverture d'une enquête pour tentative d'assassinats terroriste.

Mélanie Rostagnat avec AFP