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Mars: 40 ans d’exploration racontés en infographie

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INFOGRAPHIE - Avec ExoMars, la mission spatiale européano-russe, l’Europe va-t-elle marquer l’histoire de la conquête de la planète rouge? Depuis la fin des années 70, les grandes avancées en la matière sont surtout américaines.

ExoMars, lancée le 14 mars, est la deuxième mission de l'Agence spatiale européenne (ESA) sur Mars. Malheureusement, aucune communication n’a pu être établie avec l’atterrisseur du module Schiaparelli, depuis sa tentative pour se poser sur le sol martien ce mercredi. Ce n’est pas la première fois que la mystérieuse Mars reste silencieuse. En 1992, le contact avec la sonde américaine Mars Observer se coupe mystérieusement. Depuis les années 1960, de nombreuses missions d'atterrissage ou de mise en orbite échouent. La planète rouge reste insaisissable, même après 50 ans d'exploration.

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Mars, une planète américaine ?

Sur une cinquantaine de missions scientifiques visant à exploser Mars, 22 sont américaines. Depuis la fin de la guerre froide, les Etats-Unis mènent la conquête de la planète rouge. Jusqu’alors, les deux grandes puissances se talonnaient. La Russie a été la première à survoler Mars en 1962, suivie de près par la Nasa, deux ans après. En 1971, les deux puissances rivales arrivent, à quelques mois d'intervalles, à se stabiliser pour la première fois en orbite autour de Mars. Cependant, c’est un engin soviétique qui sera le premier à réussir à se poser sur la planète rouge, Mars 3, après de nombreux échecs.

A la suite de l’effondrement de l’URSS en 1991, les Etats-Unis sont les seuls à lancer des missions sur Mars pendant plusieurs années. En 1998, le Japon met la sonde Nozomi en orbite autour de Mars, avec succès. Depuis, l’Europe, l’Inde et la Chine ont également tenté l’aventure martienne. La conquête spatiale reste un symbole de puissance. 

La dernière avancée à ce jour est américaine: réussir à déposer un robot fonctionnel sur Mars, un exploit jamais inégalé par aucun autre pays. C’est également la mission de Schiaparelli, dont l’atterrisseur reste, à cette heure, terriblement silencieux.

Emeline Gaube