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CDG Express: le Conseil d'Etat rejette le recours des opposants à la liaison ferroviaire Paris-Roissy

Le Conseil d'Etat a reconnu l'utilité publique de cette desserte entre Paris et Roissy

Le Conseil d'Etat a reconnu l'utilité publique de cette desserte entre Paris et Roissy - Joël Saget-AFP

Le Conseil d'Etat a reconnu ce lundi l'utilité publique de la liaison ferroviaire qui doit relier la gare de l'Est au terminal 2 de l'aéroport Charles-de-Gaulle, déboutant ses opposants.

Le Conseil d'État a rejeté ce lundi le recours d'opposants à la liaison ferroviaire directe entre l'aéroport de Roissy et Paris (CDG Express), reconnaissant l'utilité publique de cette desserte pour le deuxième aéroport européen.

Au printemps 2017, la commune de Mitry-Mory, des associations et des particuliers avaient saisi le Conseil d'Etat pour demander l'annulation de la déclaration d'utilité publique de ce nouveau mode de transport qui doit relier, à temps pour les jeux Olympiques de 2024, la Gare de l'Est au terminal 2 de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle en 20 minutes.

"Favoriser le développement économique régional et national"

Pour eux, la priorité devrait être donnée à la rénovation du réseau existant et notamment du RER B, qui dessert aussi l'aéroport, et à la construction du futur métro en rocade du Grand Paris.

Ce lundi, le Conseil d'Etat a jugé que la procédure était régulière et reconnu l'utilité publique du CDG Express, estimant que "même si le coût du projet a été réévalué, ses avantages excèdent (...) ses inconvénients", indique la plus haute juridiction administrative dans un communiqué.

Dans sa décision, le Conseil d'Etat souligne que doter Roissy d'une "liaison directe, rapide et d'un haut niveau de ponctualité" va "favoriser le développement économique régional et national, en contribuant à la compétitivité de la région Ile-de-France et de Paris ainsi qu'à la réussite" des JO. Le tout de manière plus respectueuse de l'environnement en "limitant le recours aux transports routiers".

Liaison longue de 32 kilomètres, dont huit km de voies nouvelles à partir de Mitry-Mory, le Charles-de-Gaulle Express ou CDG Express coûtera 24 euros.

M. F. avec AFP