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Johnny Hallyday reprend sa route de "vagabond du rock"

Pour la première fois depuis son hospitalisation à Los Angeles, Johnny Hallyday confirme son intention de reprendre la scène et sa route de "vagabond du rock" après être "revenu lentement à la vie." /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

Pour la première fois depuis son hospitalisation à Los Angeles, Johnny Hallyday confirme son intention de reprendre la scène et sa route de "vagabond du rock" après être "revenu lentement à la vie." /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer - -

PARIS (Reuters) - Pour la première fois depuis son hospitalisation à Los Angeles, Johnny Hallyday confirme son intention de reprendre la scène et sa...

PARIS (Reuters) - Pour la première fois depuis son hospitalisation à Los Angeles, Johnny Hallyday confirme son intention de reprendre la scène et sa route de "vagabond du rock" après être "revenu lentement à la vie."

Le plus populaire des chanteurs français s'est confié à l'écrivain Daniel Rondeau, dans sa villa de Saint-Barthélémy, dans les Antilles françaises. Cette interview est publiée par le Journal du Dimanche (JDD).

Le chanteur, qui s'est séparé de son producteur Jean-Claude Camus la semaine passée, explique qu'il ne supporte pas d'avoir "raté" sa sortie quand ses ennuis de santé l'ont contraint à annuler sa dernière tournée, "Tour 66."

"Je veux montrer que je suis encore le boss", dit-il en annonçant la préparation d'un nouvel album avec Matthieu Chedid et Hocine Merabet. Il doit également monter sur les planches d'un théâtre en 2011 et rejouer au cinéma.

Agé de 67 ans, le chanteur raconte "les mois d'ombre et de blessures" qui ont suivi son opération d'un cancer du côlon à l'été 2009 puis son séjour dramatique au Cedar-Sinaï de Los Angeles, en décembre.

Il y a été opéré des séquelles d'une précédente intervention à Paris visant à soigner une hernie discale et a été placé sous coma artificiel.

"J'ai souffert à un tel point que je me tapais la tête contre les murs", affirme le chanteur.

Johnny Hallyday, qui a été longtemps intubé en clinique, dit avoir pensé pendant un temps qu'il ne retrouverait plus sa voix parce qu'il murmurait avec une "voix de petite fille ou de fausset".

"J'ai vraiment pensé que j'étais foutu", dit-il.

Dès lors, le chanteur serait rentré dans une phase de dépression. "Chaque nuit, j'ai peur. J'ai peur de m'endormir et de ne plus me réveiller. (...) Je ne peux plus dormir de façon naturelle", affirme-t-il.

"NOUVELLE VIE, NOUVEAUX REVES, NOUVEAU PRODUCTEUR"

L'affaire s'est déplacée devant les tribunaux, les avocats du chanteur ayant lancé une procédure contre la clinique parisienne et le Dr Stéphane Delajoux, le chirurgien qui devait résorber son hernie discale.

La justice a chargé fin 2009 deux experts médicaux de définir d'éventuelles responsabilités dans les problèmes post-opératoires de Johnhy Hallyday. Le rapport définitif est attendu pour le 30 septembre.

A l'en croire, le chanteur ose pour la première fois depuis des mois "regarder en avant."

"J'ai décidé que je verrais grandir mes filles et que j'allais reprendre la route du vagabond du rock que je n'ai jamais cessé d'être", dit-il.

Il explique sa séparation d'avec Jean-Claude Camus, après 34 ans de collaboration, par le désir de "repartir d'un pas neuf". "Nouvelle vie, nouveaux projets, nouveaux rêves, nouveau producteur."

Mais "je lui garde une certaine tendresse, il y avait une part de folie qui lui permettait de me comprendre", assure-t-il.

Selon L'Express, des différends d'ordre financier sont à l'origine de la rupture avec Jean-Claude Camus dont "l'omniprésence avait agacé et divisé le clan Hallyday" au moment de l'hospitalisation à Los Angeles.

Dans un communiqué, Jean-Claude Camus Productions a cependant démenti "tout désaccord financier relatif à la gestion de la tournée Tour 66". Selon son nouveau producteur, Gilbert Coullier, Johnny Hallyday compte remonter sur scène en 2012.

Gérard Bon, édité par Henri-Pierre André