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Fleurs et plumes chez Ungaro qui veut tourner la page

Pour la collection de prêt-à-porter printemps-été 2011 d'Ungaro, le styliste Giles Deacon a opté lundi pour une présentation manège faisant tourner le public autour de silhouettes sixties dans la serre du parc André Citroën à Paris. Légère et riante, la f

Pour la collection de prêt-à-porter printemps-été 2011 d'Ungaro, le styliste Giles Deacon a opté lundi pour une présentation manège faisant tourner le public autour de silhouettes sixties dans la serre du parc André Citroën à Paris. Légère et riante, la f - -

par Marine Pennetier PARIS (Reuters) - Le styliste Giles Deacon a opté lundi pour une présentation manège faisant tourner le public autour des...

par Marine Pennetier

PARIS (Reuters) - Le styliste Giles Deacon a opté lundi pour une présentation manège faisant tourner le public autour des silhouettes sixties d'Ungaro, qui espère mettre fin au jeu de chaises musicales de ses créateurs.

Le nouveau directeur artistique de la maison de couture dévoilait dans la serre du parc André Citroën à Paris son vestiaire prêt-à-porter printemps-été 2011 dans le cadre de la semaine parisienne de la mode qui s'achève mercredi.

Cinquième styliste de la maison parisienne en cinq ans, le Britannique a comme lourde tâche de faire oublier la précédente collection estivale imaginée par la starlette Lyndsay Lohan, qui avait reçu un accueil mitigé et avait été qualifiée de "désastre" par Emanuel Ungaro lui-même.

"Je ne suis pas une jeune actrice, donc je comprends certaines choses concernant ce travail. Je gère ma propre maison depuis maintenant huit ans, j'ai travaillé pour de nombreuses maisons de couture", indique à Reuters TV Giles Deacon, qui a exercé ses talents notamment chez Jean-Charles de Castelbajac, Louis Vuitton et Ralph Lauren.

"Je voulais faire revivre cette vivacité, cette subtilité et sensualité, la douceur et le drapé, les matières magnifiques qui, à mes yeux, ont manqué à la maison ces cinq dernières années", ajoute-t-il.

NI DÉFILÉ, NI PODIUM

Signe d'une nouvelle ère, pas de défilé ni de podium traditionnel mais une pelouse en forme de pétale autour de laquelle le public est invité à tourner pour admirer, voire discuter avec les mannequins. Un décor fait de mini-voitures aux couleurs acidulées, quasi invisibles sous la mousse, et de plusieurs tiges type pailles de cocktail qui élèvent des papillons vers le plafond de la serre.

Coupe de champagne à la main, plongées en pleine discussion, les mannequins semblent participer à une sorte de garden-party ultra chic, prenant volontiers la pose et n'hésitant pas à parler avec le public.

Légère et riante, la femme Ungaro porte une tresse à la Ioulia Timochenko ou un chapeau en plume d'autruche fuschia et noir, de grosses lunettes rondes et n'a dans sa garde-robe que des stilettos aux imprimés fleuris.

Des ronds de plumes fleurissent sur une de ses deux hanches et les franges de ses robes ont été découpées en forme de fleurs.

Quelques toges sages, tantôt asymétriques tantôt nouées, couleur pêche ou bleu aqua, apportent une touche de sobriété dans un vestiaire vif et joyeux.

Ici, un mannequin est glissé dans une robe en organza enrichie de grandes marguerites noires et fluo, là une silhouette met en valeur une robe rose poudre en mousseline et dentelle de Calais.

Beaucoup de sequins et de paillettes illuminent les silhouettes, les sacs ou les ceintures accueillent du strass Swarovski. Un top noir sans manche en dentelle laisse voir un soutien-gorge brodé de strass.

"L'arrivée de Giles est un tournant décisif", indique à Reuters Marie Fournier, nouvelle directrice générale d'Ungaro.

"C'est le retour aux codes de la maison, de ce que les clients attendent d'Ungaro, de ce qui a fait son succès depuis toujours: la féminité, le glamour, la légèreté des vêtements, le raffinement", poursuit-elle, saluant un "vestiaire moderne et frais."

Le jeu de chaises musicales est donc fini? "Absolument", assure-t-elle, ajoutant avoir confiance dans les ventes qui commencent mercredi à Paris puis à Milan.

avec Cindy Martin, édité par Jean-Stéphane Brosse