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Après Gallimard, plusieurs maisons d'édition lâchent Matzneff

Gabriel Matzneff en 2014.

Gabriel Matzneff en 2014. - AFP

Après Gallimard, mardi, plusieurs éditeurs ont annoncé arrêter la commercialisation des livres de Gabriel Matzneff, visé depuis par une enquête pour "viol sur mineur".

Après Gallimard, mardi, puis les éditions Léo Scheer qui ont annoncé mercredi l'arrêt de la commercialisation du volume du journal de Gabriel Matzneff, Les Carnets Noirs 2007-2008, et de l'ouvrage controversé Les moins de 16 ans, ce sont les éditions Stock, qui selon France Info, annoncent l'arrêt de la commercialisation du livre du livre Un diable dans le bénitier.

Les ouvrages de l'écrivain encore présents en librairie vont être rappelés par les éditeurs.

La décision des éditeurs intervient alors qu'une enquête préliminaire pour viols sur mineurs de moins de 15 ans a été ouverte à l'encontre de l'écrivain au lendemain de la parution du livre Le Consentement de l'éditrice Vanessa Springora, dans lequel elle met en cause l'écrivain de 83 ans pour ses relations avec des mineurs.

"Mesure exceptionnelle"

La souffrance exprimée par Madame Vanessa Springora dans Le consentement, fait entendre une parole dont la force justifie cette mesure exceptionnelle", s'était justifié Gallimard dans un communiqué. L'éditeur publiait le journal de Gabriel Matzneff depuis 1990.

Une association de prévention contre la pédophilie, l'Ange Bleu, a également annoncé mercredi qu'elle attaquait en justice l'écrivain pour provocation à commettre des atteintes sexuelles et des viols sur mineurs ainsi que pour apologie de crime.

Attirance pour les "moins de 16 ans"

Une première audience de procédure doit avoir lieu le 12 février, selon une source judiciaire et l'avocat de l'association.

L'attirance revendiquée de l'écrivain pour les "moins de 16 ans" et pour le tourisme sexuel avec de jeunes garçons en Asie, qu'il a racontée dans de nombreux ouvrages, a pendant longtemps été tolérée dans le monde littéraire. Il a ainsi été distingué en 2013 par le prix Renaudot essai.

M. R. avec AFP