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A Paris, un concert place de la République pour "dire non au Front national"

Un concert contre le FN était donné jeudi 4 mai sur la place de la République, à Paris.

Un concert contre le FN était donné jeudi 4 mai sur la place de la République, à Paris. - BERTRAND GUAY / AFP

La place de la République, à Paris, accueille ce jeudi soir un concert gratuit anti-FN, organisé par SOS Racisme et des associations. Des stars françaises et étrangères ont donné de la voix pour "dire non au Front national".

Au moins 2.000 personnes, selon une estimation policière, étaient rassemblées jeudi soir Place de la République à Paris pour "dire NON" au Front national, lors d'un concert gratuit organisé à trois jours du second tour de la présidentielle entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Pete Doherty, Mokobé, Carmen Maria Vega, Tété et les Naive New Beaters, notamment, devaient donner de la voix au cours de ce concert qui a débuté vers 18h30 sous un ciel gris et pluvieux et devait s'achever vers minuit.

"Je suis venu pour tous les trucs auxquels je crois: Le Pen non!", a déclaré le Britannique Pete Doherty, ancien chanteur des groupes The Libertines et Babyshambles, qui vit désormais en Seine-et-Marne. "Il faut que nous nous mobilisions", a-t-il lancé, juste avant de monter sur scène.

Un concert initié par SOS Racisme et une trentaine d'associations

Pour le rappeur français Féfé, "le FN n'est pas un parti qui représente nos valeurs, la France que j'aime". Lui dit se sentir "mieux depuis le débat" de mercredi soir et la "prestation décevante de Marine Le Pen", qu'il a qualifiée de "film d'horreur raté".

L'initiative de ce "concert républicain", au mot d'ordre "Face à la Haine, face à Le Pen, la République Réplique", revient à SOS Racisme, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), rejoints par une trentaine d'associations.

"Il est important de se mobiliser afin que Marine Le Pen fasse le score le plus bas possible", a tonné sur scène Dominique Sopo, président de SOS Racisme, pour qui "la mobilisation citoyenne n'a pas été suffisante" depuis le résultat du 1er tour. "Il n'est pas neutre que le camp de la violence fasse 40%", a souligné Dominique Sopo, appelant les électeurs à mettre une "raclée électorale" à la candidate FN.

Hervine Mahaud avec AFP