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Une étude met en garde contre des abattages trop nombreux des loups en France

Loup du parc zoologique de la Bourbansais en France le 15 juillet 2015.

Loup du parc zoologique de la Bourbansais en France le 15 juillet 2015. - Philippe Huguen - AFP

Avec un taux de mortalité qui a bondi de 12 points, la question de la préservation de la population de loups se pose à nouveau en France.

L'augmentation en France du nombre d'abattages de loups menace à terme la survie de cette espèce protégée, qui a vu sa population tripler en dix ans sur le territoire, avertit une étude conduite par sept experts. La population des loups en France n'est "pas exposée à un risque d'extinction démographique immédiat", selon l'étude commandée au cours de l'été 2016 par le ministère de l'Environnement et rendue publique samedi.

La survie de l'espèce est menacée quand le taux de mortalité, toutes causes confondues, est autour de 34%. Or, il s'est élevé en moyenne en France à 22% entre 1995 et 2013. 

Augmentation significative des abattages

Mais depuis, il a été décidé de renforcer significativement l'abattage sous contrôle des loups, ce qui ferait basculer dans une situation plus critique, pointe l'étude en se fondant sur la période 2013-2016. 

Le loup fait partie des espèces protégées en France comme en Europe. Revenu dans les années 1990 en France par l'Italie et concentré dans le Sud-Est, le canidé a vu sa population tripler en dix ans en France, de 100 à 300 individus environ, selon les estimations de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Depuis des décennies, les pouvoirs publics ont autorisé l'abattage sous contrôle de loups, d'ours, de félins ou d'autres espèces protégées, espérant ainsi améliorer leur cohabitation parfois difficile avec l'homme et mieux les préserver.

David Namias avec AFP