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Pas de prolongation de la chasse aux oies en février

Une oie sauvage (Photo d'illustration)

Une oie sauvage (Photo d'illustration) - Ina Fassbender

La Fédération nationale des chasseurs a regretté la décision du secrétariat à la Biodiversité qui n'a pas accordé cette fois de dérogation à la chasse aux oies en février.

Il n'y aura pas de dérogation pour chasser les oies sauvages en février, dérogation régulièrement jugée illégale par le Conseil d'Etat, a indiqué le secrétariat à la Biodiversité, une décision que regrette la Fédération nationale des chasseurs (FNC).

Dans un message adressé aux chasseurs d'eau et mis en ligne vendredi sur le site de la FNC, son président Willy Schraen aborde la question de "la chasse des oies en février".

"Nous sommes le 29 janvier et (...) notre ministre de tutelle n'a pas répondu à mon courrier de demande de dérogation pour pratiquer cette chasse en février", indique Willy Schraen. La chasse dépend du ministère de la Transition écologique, dirigé par Barbara Pompili. "Ce n'est pas une surprise car, connaissant son idéologie personnelle sur la question chasse, une autre issue aurait tenu du miracle", critique-t-il.

La date officielle de fin de chasse de ces espèces est fixée au 31 janvier conformément à une directive européenne de protection des oiseaux migrateurs.

"Les conditions ne sont pas réunions pour (la) prolonger"

Cette année, la chasse aux oies "n'est pas prolongée par arrêté du ministère car les conditions ne sont pas réunies pour prolonger la chasse à l'oie cendrée au regard de l'avancement des discussions européennes sur la gestion de cette espèce", a confirmé le secrétariat d'Etat qui dépend du ministère. "Fermeture de la chasse le 31/01", a-t-il précisé.

Des arrêtés ministériels ont été pris plusieurs années de suite pour prolonger cette chasse jusqu'en février, des décisions attaquées par des associations de protection des animaux. A douze reprises, le Conseil d'Etat leur a donné raison et confirmé a posteriori la date de fermeture de la chasse aux oies sauvages le 31 janvier.

En 2019, la plus haute juridiction administrative de France avait estimé qu'il n'y avait aucune justification à une dérogation -prévue par la directive européenne mais devant être justifiée- et que le décret n'avait pour seul objet que la prolongation de la période de chasse.

En juillet de la même année, la Commission européenne s'était inquiétée de "la tolérance et de l'autorisation généralisées de la chasse à l'oie cendrée après que celle-ci a commencé sa migration vers ses sites de reproduction".

H.G. avec AFP