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Les pompiers du Bas-Rhin factureront désormais la destruction de nids de guêpes et de frelons

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Photo d'illustration. - AFP

A partir du 1er mai, les pompiers du 67 factureront entre 50 et 80 euros lorsqu'ils interviendront pour détruire des nids de guêpes et de frelons.

Plus question d'intervenir "pour rien". Désormais, les habitants du Bas-Rhin devront y réfléchir à deux fois avant d'appeler les pompiers pour neutraliser un nid de guêpes ou de frelons chez eux. A partir du 1er mai, le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) du 67 facturera entre 50 et 80 euros l'intervention pour destruction d'un nid d'hyménoptères.

50 euros pour une intervention classique, 80 pour une opération nécessitant un moyen élévateur, précise le communiqué des pompiers. Pourquoi une telle nouveauté? Afin de permettre aux secours de "se recentrer sur leurs missions prioritaires et de préserver la disponibilité de ses moyens humains et matériels pour répondre sans délais aux besoins de secours d’urgence".

"Sur les 88 000 interventions l'année dernière, 15 000 concernaient les hyménoptères, sur une période très groupée. Le centre d'appel est submergé avec des interventions qui sont à la limite du service plutôt que du secours", explique à France Bleu Alsace le président du SDIS 67.

Plusieurs opérations facturées

Comme le rappellent les pompiers, la facturation est rendue possible par la loi. Ainsi, plusieurs opérations comme les déblocages d'ascenseurs (sauf urgence ou qu'il est susceptible d'être utilisé par une personne fragile), les inondations (hors phénomène climatique), la pollution, etc.

Le centre de traitement informe au téléphone, lors de l'appel aux pompiers, que l'intervention est susceptible d'être facturée. La somme est réglée auprès du Trésor public.

Attention en revanche: dans sa liste de prestations facturées, le SDIS rappelle que "dans un souci de préservation de la biodiversité", les essaims d'abeilles doivent être récupérées par des apiculteurs, qui sont notamment référencés via les fédérations d'apiculture.

Liv Audigane