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Au dernier comptage, 40 ours peuplaient les Pyrénées en 2018

Une portée d'oursons à l'Aran Park, à Bossost dans les Pyrénées espagnoles. (Photo d'illustration)

Une portée d'oursons à l'Aran Park, à Bossost dans les Pyrénées espagnoles. (Photo d'illustration) - Aran Park - AFP

Trois ours sont considérés comme "disparus", selon le dernier bilan communiqué par le ministère de la Transition écologique.

Le nombre d'ours recensés dans les Pyrénées en 2018 est en baisse par rapport à l'année d'avant, expose un communiqué du ministère de la Transition écologique et solidaire. Pas d'inquiétude toutefois: il pourrait être sous-évalué et corrigé ultérieurement, comme c'est le cas pour le recensement 2017. 

Lors du dernier comptage, 40 ours bruns ont été recensés dans le massif montagneux, contre 46 en 2017. Deux femelles slovènes, Claverina et Sorita, ont notamment été réintroduites en Béarn en octobre dernier pour assurer la pérennité du "noyau" des Pyrénées occidentales. Jusque-là, seuls Néré et Cannellito, deux mâles, y étaient installés. 

Des échanges entre Pyrénées occidentales et centrales

Le suivi de la population d'ours a depuis confirmé "des échanges entre les individus des Pyrénées occidentales et centrales, observées depuis 2016". "Ces déplacements, qui restent le fait des mâles (Néré, Rodri, Cannellito), sont le signe d'une nouvelle connexion entre les 2 noyaux historiquement isolés des Pyrénées", explique le communiqué.

Sur les 40 ours détectés en 2018, les indices de présence collectés (crottes, poils...) ont permis d'identifier "20 femelles, 19 mâles et 1 individu de sexe indéterminé", dont "22 adultes potentiellement reproducteurs" et deux portées de deux et trois oursons. Onze ours repérés en 2017 n'ont pas été détectés cette fois-ci. 

Mort probable de Pyros, né en 1990

"Trois ours sont considérés comme disparus", poursuit le communiqué, dont Pyros, né en Slovénie en 1990 et introduit en Haute-Garonne en 1997, qui est "probablement mort de vieillesse", le dernier indice de sa présence datant d'avril 2017.

L'aire de répartition de l'espèce a augmenté en un an de 1.400 km2, atteignant 7.400 km2 en 2018, une extension principalement liée aux "grands déplacements exploratoires" de Claverina et Sorita, les nouvelles femelles slovènes équipées de colliers émetteurs.

La population d'ours des Pyrénées fait l'objet d'un suivi annuel grâce à la collecte d'"indices de présence": prédations, crottes, empreintes ou encore pièges photographiques et pièges à poils déployés sur le terrain, mais aussi grâce aux témoignages et constats de dommages. 

La méthode de comptage de tous les individus, "particulièrement adaptée aux petites populations, sera sans doute amenée à évoluer dans les prochaines années en lien avec l'augmentation du nombre d'ours", note le ministère.

Liv Audigane avec AFP